‹ Fichte et son tempsChapitre 56 sur 232 · Allg. Deutsche Bibl., 1793, II. Bd. Weltweisheit, p · texte numérisé non relu

Allg. Deutsche Bibl., 1793, II. Bd. Weltweisheit, p

2. Jens Baggessen, Briefwechsel mit K. L. Reinhold und F. H. Jacobi. Briefe, 45, p. 230.

3.F. I. Niecthammer. Ueber den Versuch einer Kritik aller Offenbarung. Eine philosophische Abhandlung. Dans une première partie Niethammer exposait l’ouvrage de Fichte qu’il défendait contre les critiques de ceux qui l’avaient dénigré, montrant que ses principes resteraient les fondements de toutes les recherches ultérieures sur la révélation et il l’exposait dans un ordre et sous une forme destinés à le rendre plus clair pour le grand public, à le populariser. Dans une seconde partie il s’efforçait de résoudre quelques-unes des difficultés que présentait la Critique. Voir le compte rendu de ce traité dans le n° 261 (9 août 1794), p. 369-373 du Journal littéraire universel.

pirent l'envie, le premier s’en prend au « candidatus theologiæ » au nom inconnu, non à ma personne. En ce qui concerne le titre de: candidat en théologie, je n'ai rien à répondre, sinon que je le compléterai solennellement bientôt. Changer mon nom? Il n’est plus inconnu. Le second attaque mon caractère, ou plus exacte-

ment c'est un tas de boue jeté au premier passant venu. Peut-

être Kant ou Schulz ou tous les deux diront-ils publiquement un mot sur mes mœurs et mon caractère; alors j'aurai le droit de me taire. Pour tuer l'envie, il faut des chefs-d’œuvre. Ils commencent à poindre en moi, digne ami auquel j'ai le droit de le dire : ils ne sont pas sur le papier, mais ils sont fixés devant le: regard de mon esprit. Dans six mois l'envie sera morte, elle respire encore faiblement, en tremblant. »

Ainsi, dès la première attaque, Fichte se révèle pamphlétaire:; il considère toute atteinte à son caractère comme une injure qu'il doit relever; il prétend pulvériser ses adversaires; il rêve de polémiques. à la Lessing. |

Et, bien que la lettre en question ne soit jamais demeurée qu'un projet, elle vaut d’être signalée par l’état d'esprit dont elle témoigne; devenu célèbre, Fichte, quand il croira son honneur atteint, tiendra les promesses du candidat en théologie. Il prendra tous les styles, et ceux qui se frotteront à lui, comme il le dit, s’y piqueront. Le professeur Schmid, Nicolaï, Reinhold et Schelling eux-mêmes en sauront plus tard quelque chose.

En attendant Fichte escompte déjà sa gloire future; 1l croit à son génie, il entrevoit et il annonce ses chefs-d’œuvre, « fixés devant le regard de son esprit »; l’aveu, à cette date, est intéressant à retenir; l’idée de la Théorie de la Science a déjà commencé de « poindre ».

Cependant toute la polémique engagée autour de la Critique de toute révélation avait si bien fait vendre l'ouvrage que la pre-

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