Ibid., Fünfter Brief, p. 145 et suiv
3. K. L. Reinhold, Ueber das Fundament des philosophischen Wissens. lena, bei Joann Michael Mauke 1791, p. 3. É
pour toute la philosophie, pas de principe pour la science du pouvoir de la représentation en général, maïs qu'elle n'avait pas établi de principe pour chacune des théories des pouvoirs particuliers de la connaissance, pas de principe pour la théorie de la sensibilité, de l’entendement et de la raison. Son principe suprême dans le système des principes de l’entendement pur (le principe de l'unité synthétique du divers dans l'intuition) n’était qu'un principe pour l'usage de l’entendement dans l'expérience, que la loi suprême de l'expérience‘. » Reinhold ajoutait aussitôt, il est vrai, que le défaut de premier principe ne pouvait être imputé le moins du monde à la Critique de la Raison et à son grand auteur, car celui-ci n'avait nullement eu l’intention dans son œuvre d'apporter la science du pouvoir de la représentation ou même du pouvoir de la connaissance?.
Mais l'absence d’un fondement fixe et universellement valable n’en était pas moins jusqu alors le vice radical de tous les systèmes, et ce vice rendait impossible la constitution de la philosophie comme science.
Ce fut précisément l'ambition de Reinhold d’ériger la philosophie en science, de construire une Philosophie élémentaire, c’est-à-dire une science des principes communs à toutes les sciences philosophiques particulières, où serait entièrement déterminé et construit tout ce que les autres sciences supposent à leur base, science qui, pour cela précisément, devait nécessairement avoir, plus que toute autre, un fondement d’une solidité reconnue, un fondement valable universellement ÿ. La découverte et la reconnaissance de ce fondement accomplirait en philosophie la Révolution au sens propre du mot.
« Je considère, écrivait Reinhold dans ses Contributions, je considère un premier principe universellement valable comme la chose unique dont la philosophie ait besoin, comme ce qu'il lui faut acquérir, si elle veut procurer à l'humanité les avantages que, de tout temps, elle lui a promis, que l'humanité est en droit d'attendre d’elle, et dont le besoin n’a peut-être jamais encore atteint le degré où l’on en est actuellement arrivéÿ. » Si
1. K.L. Reinhold, Beyträge zur Berichtigung bisheriger Missverständnisse der Philosophen. lena, bei Johann Michael Mauke, 1790. I. Band, das Fundament der Elementarphilosophie betreffend ; IV. Ueber das Verhältniss der Theorie des Vorstellungsvermügens zur Kritik der reinen Vernunft, p. 278.