‹ Fichte et son tempsChapitre 9 sur 232 · A. FICHTE DANS SA FAMILLE · texte numérisé non relu

A. FICHTE DANS SA FAMILLE

philosophe. Il eut un fils, Christian, dont il rêvait de faire un grand commerçant; 1l l'avait envoyé à la ville voisine, à Pulsnitz, en apprentissage chez un fabricant de rubans, Jean Schurich. Là, Christian devint l’homme de confiance, le familier de la maison, et gagna l'amour de la fille du maître. Mais, pour vaincre la résistance d'un père orgueilleux de sa bourgeoisie, voyant dans le mariage de sa fille avec un simple employé une sorte de mésalliance, il fallut aux jeunes fiancés l’obstination d’une volonté inflexible et la constance d’une affection qui, durant plusieurs années, ne se démentit pas. Ils obtinrent enfin la permission de se marier : toutefois, dans sa vanité blessée, Schurich exigea qu'ils quittassent la fabrique et la ville. Christian retourna dans son village et employa une partie de la dot de sa femme à se faire bâtir une petite maison.

Dans cette maison où venait à peine de s'installer le jeune ménage naquit, le 19 mai 1762, le premier enfant, un fils qui reçut le nom de Johann-Gottlieb. Johann-Gottlieb ressemblait, dit-on, d’une manière frappante à sa mère; 1l avait hérité d'elle non pas seulement les traits du visage, mais les dispositions du caractère : une âme religieuse, un cœur passionné, un immense orgueil, une volonté tyrannique qui, dès sa plus tendre enfance, se manifesta par des hurlements de colère, — on l’appelait le « braillard aux jambes cagneuses » —, ou par une résistance obstinée aux ordres de ses parents!.

Johann-Gottlieb eut cinq frères et une sœur. Cependant il vivait à l'écart et tout concentré en lui-même. A leurs amusements il préférait le silence des rêveries solitaires. Et quand, entraîné par son imagination vagabonde, il s’attardait aux champs jusqu’à la nuit, il trouvait, pour le reconduire à la maison paternelle, le berger du village qui ramenait son troupeau. Ce fut ainsi, au contact même des choses, que s’éveilla sa réflexion; la nature fut son premier guide. Il eut ensuite pour maître son père, pour lequel il professait une affection singulière : le caractère, supérieur sans doute, mais violent et autoritaire de sa femme rendait à l'excellent Christian la vie souvent difficile; il fallait toute sa bonté et toute sa patience pour subir sans se plaindre l'humeur de sa compagne. Si jeune qu'il fût, le

1. Ces derniers détails sont empruntés à un livre paru en 1799, au moment de l’accusation d’athéisme, sous ce titre : Les Apparitions de l’Ange Gabriel ou l’Ange Gabriel et Johann-Gottlieb Fichte en l'an VII des Révélations de Fichie (Die Erscheinungen des Engels Gabriel oder der Engel Gabriel und Johann Gottlieb Fichte. Im siebenten Jahr der Fichtischen Offenbarungen), livre de diffamation mais certainement écrit par un familier de Fichte, très au courant de sa vie. (Voir Kanistudien, XVI. Bd. 4. Heft, p. 378, l’article de Hermann Nohl : Miscellen zu Fichte’s Entwicklungsgeschichte und Biographie, Il.) |

petit Fichte avait deviné la souffrance secrète de son père. Il n'avait pu s'empêcher de comparer le calme et la douceur de celui-ci aux emportements de sa mère et de cette comparaison était née sa tendresse, une tendresse où son petit cœur mettait le sens d’une consolation; quant à sa mère, elle ne lui inspirait alors qu'une crainte respectueuse, une crainte qui finit par se tourner en révolte le jour où, devenu homme et prétendant à sa liberté, il opposa — quand elle entendait lui imposer une carrière qu'il n'avait pas choisie — volonté à volonté. L'intimité de Johann-Gottlieb-et de son père rendait facile à ce dernier sa tâche d’éducateur : les versets de la Bible, les chansons et des légendes du pays faisaient l’objet de leurs entretiens. La leçon finie, le maître devenait un grand camarade. Mais ce n’était point en jeux bruyants que se passait la récréation, et le plus grand plaisir du jeune Fichte, sa récompense, était d'entendre raconter par son père quelques-unes de ces belles histoires dont le récit enivrait son ardente imagination : la narration d'un voyage en Franconie ou en Saxe, ou bien la description des bords riants de la Saale que Fichte apprenait ainsi à connaître et. à aimer longtemps avant que, par deux fois, sa destinée l’y conduisit.

L'enseignement paternel, l'affection de plus en plus profonde. qu'un incessant commerce créait entre le père et le fils, la simplicité de leurs conversations aidaient au développement précoce des facultés de Johann-Gottlieb.

C'était alors une coutume fort répandue dans les familles de la campagne de vouer au ministère sacré les enfants les mieux doués. Dans leur foi robuste, dans leur piété sincère les parents de Johann- Gottlieb ne concevaient pas pour un homme supérieur de fonction plus haute et plus noble. Déjà ils voyaient leur fils pasteur de village, de leur village peut-être, prêchant la parole de l'Évangile; déjà ils caressaient le rêve d’être un jour bénis de sa main. Et, dès ce moment, 1ls le préparaient à sa future mission en le chargeant matin et soir, à table, de lire la prière à la famille réunie. D'ailleurs la vocation de l'enfant semblait déterminée par les dons de sa nature même.

Il n'avait pas encore sept ans que déjà la conscience se manifeste. en lui avec une force vraiment singulière comme en témoigne ce fait intéressant. En récompense de son travail et de sa conduite, Johann-Gottlieb avait reçu de son père un beau volume que celui-ci était allé tout exprès acheter à la ville : l'Histoire populaire de Siegfried le Cornu. C'était le premier livre qu'il avait entre les mains

depuis qu'il lisait la Bible et apprenait par cœur les chants nationaux. Il le lut avec avidité, il le relut, il le relut encore : ce livre était sa joie, sa passion, ses délices; il ne pouvait plus s’en séparer. Il y pensait tout le jour, il y rêvait la nuit, il négligeait maintenant ses études. Lui qui jusqu'ici n'avait mérité que des éloges connut alors les reproches et, plus d’une fois, il eut la honte d’être puni. Ce fut assez pour qu'il comprit sa faute et pour qu'il en détestât la cause. Après une courte lutte, il résolut de se séparer à jamais du livre d’où venait tout ce mal.

Il va donc chercher le volume : arrivé au bord du ruisseau qui coulait tout près de la maison, il regarde une dernière fois ce livre de récompense auquel il n'avait demandé qu’un plaisir permis par son père; tout plein de ses chers souvenirs il hésite encore un instant; mais la voix de sa conscience a parlé : la perdition le menace; il fait un dernier effort, 1l jette le livre à l'eaurotmle courant l’entraîne. C’est alors un véritable déchirement. Épuisé par . la victoire qu'il vient de remporter sur lui-même, il fond en larmes. À ses sanglots le père, effrayé, accourt, lui demande pourquot 1l pleure : « C’est le livre perdu ».. Mais, l'enfant refuse de s'expliquer, et il reçoit une correction pour sa prétendue négligence. Du moims son cœur avait retrouvé la paix, il se remit au travail avec une ardeur nouvelle, avec une ardeur qui désormais ne se démentira plus. Le père — qui avait conservé comme un remords de sa violence — s'empresse de racheter le livre, et, tout joyeux, 1l apporte à l'enfant le prix de son application et de sa persévérance. Il est tout étonné de le voir pâlir, refuser le cadeau qu'on lui offre et supplier qu’on le donne à son frère. |

Mais ce n'était pas seulement le caractère de Johann-Gottlieb, c étaient aussi ses aptitudes et ses inclinations qui semblaient anticiper sa destinée. Pour lui la parole du Christ était vraiment la source de vie; il se nourrissait du prêche, il se répétait à lui-même le sermon, il le savait par cœur. Et quand, un jour, le pasteur qui affectionnait le petit Fichte dont il avait remarqué l'attitude recueillie et la piété singulière, lui demanda ce qu'il avait retenu du sermon précédent, l'enfant se mit à le lui réciter d’un bout à l’autre sans en passer un mot, sans en omettre une citation. Ce fut pour l’excellent homme une révélation. Il ne cacha pas sa joie, et, sur l’heure, il résolut de se charger de l'instruction du petit prodige. La réputaton de l'élève fit la renommée de son maître. On parlait du pasteur Wagner dans tous les alentours et son nom était prononcé jusque dans les salons des châteaux.

Un dimanche, un seigneur des environs, dont le beau-frère était le châtelain de Rammenau, le baron Ernest Haubold de Miltitz. chambellan impérial et lieutenant général de la garde du corps du prince électeur de Saxe, eut le désir d'entendre ce prédicateur tant vanté!; un accident l’arrêta en route; quand il arriva, le sermon était fini. Devant sa grande déception le comte de Hoffmann (c'était le nom de son beau-frère), chez lequel il était descendu, lui fit une proposition : il y avait au village un petit gardeur de vaches, un enfant extraordinaire, capable de réciter tout entier le sermon qu'il avait entendu. On l’envoya chercher; et l'enfant, tenant à la main le petit bouquet qu'il avait coutume d'offrir à la comtesse, arriva. Aux premières questions qu'on lui pose, il répond sans fausse timidité, regardant bien en face son interlocuteur. On lui demande s’il se rappelle quelque chose du sermon du matin. Il se recueille un moment, puis se met à parler; peu à peu sa voix s'anime, il prend l'attitude et le geste de l’orateur; il parle encore, il parle vite, avec l'accent de la conviction, presque avec l'autorité de l'inspiration, il a totalement oublié où il est. Un geste du comte de Hoffmann l’arrête. Ce discours sévère ne convient guère à la société frivole du château; tout au plus s’est-elle amusée un moment à cet étrange spectacle. Seul le baron de Miltitz réfléchit; puis il demande à voir le pasteur. Il s'informe des origines du petit Fichte, des vues qu’on a sur son avenir. Wagner a deviné le dessein du baron; à cet enfant exceptionnel il faut une instruction exceptionnelle, une instruction que ses parents, chargés d’une nombreuse famille, n’ont pas les moyens de lui donner. La décision du baron de Miltitz est prise : il adoptera l'enfant, il prendra soin de son éducation. Mais les parents y consentiront-ils?

Sur-le-champ le baron se fait conduire à la maison de Christian: à la douleur des parents devant la séparation il oppose l'avenir de leur fils, une instruction digne de ses dons, la certitude d’une carrière qui répond à ses goûts et à l'ambition des siens; il fait appel à leur conscience, et, comme la mère, en larmes, parle de ses craintes, des soins qu'exige encore l’âge de l'enfant, des dangers surtout qu'elle redoute pour sa jeune âme, Miltitz lui donne sa parole de gentilhomme qu'il veillera personnellement sur la santé et sur les mœurs de son petit protégé; il en prend à témoin le

1. D' Peters, General Dietrich von Miltitz, sein Leben und sein Wohnsitz : Nebst vier noch ungedruckten Briefen an ihn von Novalis und einem Facsimile von dessen Handschrift. Jahresbericht über die kônigl. Sächs. Landesschule Meissen, womit zugleich zur Feier des Stiftungstages den 3. Juli einladet D' Fr. Franke. Meissen; gedruckt bei Klinkicht und Sohn, 1863, p. 1.

pasteur Wagner!. Les parents donnent leur consentement, et le baron de Miltitz emmène sur l'heure le jeune Fichte. Heure historique où l'élan d'un cœur généreux, en fixant le sort du petit vacher de Rammenau, préparait l’éclosion d'une grande destinée : l’enfant adoptif du baron de Miltitz illustrera un jour l'Allemagne de sa propre gloire.

En attendant, Fichte partait, sinon sans émotion à l’idée de quitter son père, son seul ami, son père si bon et si malheureux. du moins sans déplaisir, avide de s’instruire, fier de la protection d'un noble seigneur, heureux d’une liberté d'autant plus désirée que, dominé par une mère tyrannique, il l'avait peu connue jusqu'alors. Mais à peine au château — le château de Siebeneichen près de Meissen sur l’Elbe — la grandeur morne de l'endroit, l'absence de tout visage familier, la solitude morale, dans un milieu où, en dépit des soins qu'on lui prodiguait, il se sentait pourtant comme étranger, peut-être aussi le brusque changement de toutes ses habitudes donnèrent à l'enfant la nostalgie de son village, le « mal du pays »; il devint tout triste, il dépérit. Inquiet, son protecteur senquit du mal dont il souffrait. À ses réponses évasives, le baron devina ce qui lui manquait; alors il n'eut pas une minute d'hésitation, il rendit à son protégé l'intimité d’une famille.

À une lieue de Meissen, à Niederau, habitait un pasteur et sa femme connus pour leur | amour des enfants. Fichte fut confié à leur tendresse : 1l devint leur fils d'adoption ?. Plus tard, aux jours de la célébrité, le grand homme n’oublia point ce qu'il devait à ces braves gens. Il ne cessa jamais de leur témoigner sa reconnaissance et son

B. FORMATION INTEL- LECTUELLE.

affection.

C'est sous la conduite du pasteur de Niederau que Fichte fit ainsi ses premières études; il demeura chez lui près de cinq ans. Le jour où le bon Krebel (Gotthold Leberecht) — ainsi se nommait le pasteur — vit qu'il n'avait plus rien à apprendre à son pupille, il considéra sa mission comme terminée et le fit envoyer au collège de Pforta 3.

1. Voir M. Weinhold, Achtundvierzig Briefe von J. G. Fichte und seinen Verwandten. Leipzig, Grunow, 1862, note de la page 5 (lettre 2) et de la page 6. Weinhold rectifie une erreur de la biographie d'Hermann Fichte qui donne à ce pasteur le nom de Diendorf; de même le châtelain de Rammenau s’appelait alors Johann Albericus von Hoffmann, il ne prit le nom d’Hoffmannegg qu’en 1779.

2. Weinhold vit encore à Niederau vers 1860 deux tilleuls que Fichte avait plantés dans le jardin de sa famille adoptive. Weinhold, loc. cit., note de la page 10 (lettre 36). Le pasteur Krebel mourut en 1795, après trente et un ans de ministère à Niederau. Ibid., même note.

3. C’est par erreur que, dans la biographie du philosophe, son fils Hermann

LA JEUNESSE DE FICHTE. Ru)

Fichte y fut admis dans la classe la plus basse, le 4 octobre 1774. Son protecteur était mort à trente-quatre ans, quelques mois plus tôt (le 5 mars), à Pise, au cours d’un voyage en Italie, où il allait “essayer de rétablir sa santé ébranlée. Il avait, selon toute vraisemblance, avant son départ, fait connaître ses volontés à son plus intime ami, Hardenberg, le directeur des salines de Weiïssenfels, le père de Novalis, et l'entretien de Fichte, à Pforta d'abord, puis-à PUniversité, fut assuré jusqu’en 1784 tant par la famille de Miltitz‘ que par la famille du comte Hoffmann et celle de Hardenberg?.

Au collège, Fichte fut en commençant assez malheureux. Son caractère li valut de la part de ses maîtres, avec force soufflets, la réputation d’un méchant garnement; insensible aux représentations de la raison. Ne racontait-on pas que, par bravade, il allait se coucher et se rouler par terre, et qu'il y restait parfois une demijournée sans que les plus rudes corrections pussent le décider à se relever *? Il faut bien dire, à la décharge de Fichte, que l’internement, la rigueur toute militaire d’une discipline en quelque sorte impersonnelle, les sorties à jour fixe, en rang, sous l'œil sévère d’un maître, étaient un dur apprentissage pour un écolier élevé jusqu'alors d'une manière toute familiale, habitué aux longues et solitaires flâneries ; il faut ajouter surtout que l’atmosphère morale du collège était une véritable souffrance pour l’intransigeance naïve de sa conscience : tout y respirait la violence, le mensonge, la haine; on y voyait sans cesse, en butte aux mauvais traitements des grands, les petits, véritables souffre-douleurs, dont la seule défense était l'hypocrisie ou la lâcheté. Fichte lui-même ne fut pas exempt des vexations de son ancien — un nommé Leubing — dont, suivant l'usage du collège, 1l partageait la cellule (la cellule n° 2) dans le dortoir supérieur ‘; un jour le surveillant le surprit en train de jeter

parle d’un séjour de Fichte, avant Pforta, à l’école municipale de Meissen. Le nom de Fichte ne figure pas sur la liste des élèves qui fréquentaient l’école entre 1771 et 1774.

1. Fichte, étudiant à l’Université, allait encore rendre visite à Dietrich de Miltitz, le fils de son protecteur.

2. Nous avons emprunté les renseignements relatifs à la famille Miltitz à la bro- ‘ chure déjà citée sur le général Dietrich von Miltitz. Voir en particulier p. 1-5.

Voir aussi M. Weinhold, op. cit. Note des pages 10 et 11 (lettre 36) et Willy Kabitz, Studien zur Entwicklungsgeschichte der Fichteschen W. L. aus der Kantischen Philosophie mil bisher ungedruckten Stücken aus Fichtes Nachlass. Berlin, Reuther und Reichard, 1902, Berlagen, 5, note 1, p. 12*.

3. Voir Nohl, art. cité, p. 378-379. D’après Die Erscheinungen des Engels Gabriel oder der Engel Gabriel und Johann-Gottlieb Fichte.

4. Ces derniers détails se trouvent dans un des papiers inédits en dépôt à la Bibliothèque royale de Berlin. Voici la reproduction de cette feuille manuscrite qui

fait suite à un discours en latin (également inédit) intitulé Oratio de recto præceptorum poeseos et rhetorices usu.

C’est une sorte de curriculum vitæ. « Mein Geburtsort ist Rammenau in der Ober-

par terre d'un revers de main les livres placés sur la table; à la question que lui posait le maître au sujet de cet étrange manège il répondit : « Je m'exerce à l’art de gifler pour y devenir aussi habile, quand je serai un ancien, que l’ancien dont je suis forcé maintenant de recevoir silencieusement les calottes. »

Fichte, malgré les mauvais exemples, n'avait rien perdu de la droiture de son caractère : sa volonté au contraire se raidissait contre l'injustice; sa devise l’atteste — un vers d'Horace qu'on retrouve en tête de ses livres et de ses cahiers — :

Si fractus illabatur orbis, Impavidum ferient ruinæ.

Une lettre du 1° avril 1775 — la première de lui qui nous ait été conservée — informe son père qu'il a mérité une très bonne, peutêtre la meilleure note; et il ajoute : « Ce que je gagne? suffit à peine à payer la quantité de brocs d’eau qu’on est obligé ici d'acheter, car ceux des plus petites classes sont forcés d’aller chercher l’eau pour les autres, aussi se volent-ils réciproquement leurs brocs sans vergogne : moi Je ne peux pas, car un vol est un vol et reste un VOL

Cependant au bout de quelque temps les injustices répétées des « grands » abusant de sa faiblesse firent naître en lui un sentiment de révolte; incapable de chercher un refuge dans le mensonge et dans la ruse, las de cet esclavage, Fichte résolut de s’en affranchir.

lausiz, wo mein Vater ein Bandmacher ist. In hiesige Schule wurde ich den 4. October im Jahre 1774 aufgenommen. Ich setzte mich ganz unten an, wurde aber das folgende Frühlingsexamen einige Stellen hinaufgerückt. Im Frühlinge 76 wurde ich mit in die dritte, im Frühlinge 77 in die andere, im Frühlinge 78 in die erste Abtheilung der andern Klasse, und im Frübhlinge 79 in die erste Klasse gesetzt. Mein erster Obergeselle war Leubing mit dem ich die Zelle n° 2 auf dem obern Schlafhause, der andere Meineke mit dem ich die Zelle n° 5 und n° 13 auf dem alten und n° 3 auf dem neuen bewohnte. Nach dessen Abgang bezog ich n° 5 auf dem alten, wo ich Dürren zum Untergesellen bekam ; wurde hierauf auf einige Wochen in die dreifache Zelle n° 15 auf dem alten Schlafhause mit Dürren und dem ältern Saxen verwiesen, zog hierauf in die Zelle n° 9 auf dem neuen Schlafhause mit Dürren. Offentlich aufgetreten bin ich nur einmal, da ich beim Abschied meines Freundes Pose den Tod Heinrich des Vierten, Kônigs in Frankreich, in einem lateinischen Gedichte. besang ». Fichte, Nachlass, n° 121, Packet VI.

1. S'il faut en croire l’auteur de FAnge Gabriel et J, G. Fichte, il se serait rattrapé, en effet, comme ancien, sur ses pupilles. Ceux-ci tremblaient quand ils le voyaient ou qu’ils s’entendaient appeler par lui. Mais il ne faut pas oublier que l’auteur de l’Ange Gabriel et J. G. Fichte, qui raconte la chose, écrit un livre plein de haine et de calomnies et que ses affirmations sont par suite sujettes à caution. Le même auteur, en effet, nous déclare que les maîtres de Fichte étaient mécontents de son travail; or, nous savons par une lettre de Fichte à son père qu’au contraire il avait obtenu de ses maîtres les meilleures notes. Kantstudien, XVI. Bd., 4. Heft. H. Noh!, Miscellen, etc., p. 379.

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