‹ Fichte et son tempsChapitre 92 sur 232 · Ibid., p. 438-441. — 3. Ibid., Dritter Brief, p · texte numérisé non relu

Ibid., p. 438-441. — 3. Ibid., Dritter Brief, p

pouvoir de la représentation la connaissance dans sa matière et dans sa forme? Mais il résultait pour Énésidème, de l'analyse des thèses essentielles de Reinhold, que l’auteur de la Philosophie élémentaire commettait perpétuellement le sophisme dogmatique, que perpétuellement il concluait du pouvoir de la représentation qui n’est qu'un concept, à l'efficacité de ce pouvoir comme cause de nos représentations; il ne faisait donc que réaliser une abstraction.

Et quand de ce pouvoir, soi-disant réel, la Philosophie élémenlaire voulait déduire les représentations, le sceptique l’arrêtait, au nom des principes mêmes de la Critique. D'ailleurs cette déduction n'était qu'une apparence; au fond le pouvoir de la représentation n'explique rien de ce qu'il doit expliquer; il ne fait qu'exprimer et que constater ce qui est déjà donné dans l'expérience !.

De sa discussion Énésidème tirait cette conclusion; le kantisme, expurgé des contradictions qu'il enferme, laisse intacts les systèmes de Hume et de Berkeley. Le scepticisme de Hume reste entier si la prétendue nécessité, si la prétendue universalité de la connaissance n’ont pas d'autre fondement que l’apriorité de la Raison pure, un noumène, une chimère. L'idéalisme subjectif de Berkeley reste entier si les représentations de la conscience n’ont aucune objectivité et elles ne pourraient en avoir que si l’on accordait en quelque manière la nécessité de leur forme comme forme a priori de la Raison nouménale, ou la nécessité de leur matière, comme produit d'une Chose en soi, double hypothèse contradictoire avec les principes mêmes du système.

Pour que la philosophie critique, ébranlée par les attaques du scepticisme renaissant, triomphât de l'épreuve, il fallait que la prédiction du pénétrant Jacobi s’accomplit; il fallait que « l'idéaliste transcendantal, pour sortir des contradictions inextricables où s’embarrassait l’Idéalisme transcendantal, et pour maintenir debout le système, eût le courage d'affirmer l'Idéalisme le plus radical qui eût jamais été enseigné et ne craignîit pas même d'encourir Île reproche de professer un égoïsme spéculatif ».

Ce fut la gloire de Fichte d'avoir rempli ce rôle. Dans l’accomplissement de son œuvre Fichte profita du double enseignement qui résultait des tentalives de Reinhold et de Maimon?. Mais son génie

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