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SCÈNE III

FIESQUE seul.

Qu'il s'éloigne ; au moment où je saisis mes armes , Quand d'un peuple abattu, prêt à sécher les larmes , Je marche vers le trône où m'attend son amour , Je ne ternirai point l'éclat d'un si beau jour : Oui , l'absence du Maure importait à ma gloire , Sa fureur homicide eût souillé ma victoire ! Je sentais près de lui mon cœur se soulever ! A quels affronts contraint l'ardeur de s'élever ! D'un abject confident l'insolence me brave , Et je me vois réduit à flatter un esclave !

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