FO&MES MOYENNES
Sédiments. Urines.
I'»ct2« — ^ 9,5 — 1,5 —
(3) L'urine se décompose par la fermentation en carbonate d'ammoniaque et en eau; lephosphate de magpiésie normalement contenu dans Tarine sVmpare de l'ammoniaque an furet à mesure qu'il s'en forme , d'où résulte du phosphate ammoniaco-magnésien (AzH*HO>2MgO Pho»+12HO.
onb celui-ci ne renferme aucun micrococcns ureœ. Or, on sait depuis longtemps (1) qu'il existe h l'état normal une faible proportion d*ammoniaque dans l'urine, et Warnecke a trouvé que cette quantité était assez notable dans la fièvre typhoïde. Ne serait«il pas possible d'admettre alors que dans les procédés pathologiques accompagnés de la formation de matières septiques, il se produit dans la trame organique aux dépens de ses principes azotés et concurremment avec les extractifs, une petite quantité d'ammoniaque qui s*élimine directement avee le phosphate de magnésie, quand tout Tacide urique en est saturé? L'urate d'ammoniaque se rencontre plus fréquemment, puisqu'il peut se déposer dans les urines acides, tandis que le phosphate ammoniaco-magnésien, exigeant pour se précipiter l'alcalinité du liquide, apparaît plus rarement dans les sédiments. Celte distinctdon entre les deux oriffi?ies de ce dépôt devait être faite, car la dernière n*a pas la signification favorable de la première. Elle est un peu plus fréquente, en effet, aux premières périodes des formes graves que des formes moyennes : quand elle se montre dans celles-ci, c'est au moment des symptômes typhoïdes des premiers
(1) Neubauer (Journ. f, Prakt.Chemie.t, LXIV,pr 177) a trouvé dans Turine des 24 heures gr. 7243 d'Az H', correspondant à 2 gr. 2783 de chlorhydrate d*aninioniaque. M. Boussingault, avant Neubauer, avait constaté déjà l'existence de cet alcali. Depuis, les travaux de W. Hein*z et Bamberger (Wurzhurger medic, Wochenschrift^ t. II, Heft 2 et 3), ceux de L. Thiry {Zeitschrift fur ration. Med., 18G3, p. 166 ; de R. Kappe (Petersb, med. Zeitung, 1868), et enfin les recherches plus récentes de Tidy et Woordmaiin (Journal de médecine de Belgique, t. LV, p. 150, 1872), ont confirmé les résultats précédents.*
Les derniers auteurs cités ont trouvé, conme moyenne de 200 observations, Ogr. 10 d'ammoniaque dans les 24 heures.
jours, et c'est enfin la seule origine que l'on trouve pour les cas mortels*
Le phosphate ammoniaco -magnésien constitue à lui seul tout le sédiment dans près de la moitié des cas ; il est associé aux globules blancs seuls, ou à Turate d'ammoniaque et aux globules blancs, plus rarement aux
globules blancs et rouges.
Dans les cas mortels où nous Tavons vu, il y avait aussi
des cylindres, des globules blancs, des masses pigmen-
taires, de la graisse, de Tindigose et des masses grenat
provenant de l'hémoglobine.
Les dépôts de phosphate ammoniaco-magnésien ont un aspect floconneux, blanchâtre, souvent puriforme ; ils laissent une couche assez adhérente sur les parois du verre. Je renvoie aux traités spéciaux pour la détermination de leurs caractères chimiques et microscopiques.
B. — Urate d'ammoniaque.
Ce sédiment rare dans les cas mortels tient, au point de vue de la fréquence, le troisième rang dans les formes KON mortelles, avec une prédominance marquée dans
les CAS GRAVES.
Selon les périodes, dans les formes moyennes, il se maintient au même chiffre pendant l'état et la défervescence, pour baisser notablement à la convalescence. Dans les formes graves, sa fréquence générale est plus grande et l'abaissement de la convalescence beaucoup moins prononcé (1)
(1) Sédiments d*urate d*ammoDiaque par rapport aux sédiments et aux urines de chaque forme.
La genèse de ce sel paraît devoir être rattachée à ce que j'ai dit plus haut à propos du phosphate ammo*niaco-magnésien*
C'est lui qui forme les dépôts cùulemr ée miel si carao* téristiques dans les premiers jours de la fièvre typhoïde: il coexiste alors avec la graisse, les urates de soude pulvérulents, rindigose, etc. Il diminue dans la période d*état pour reparaître à la déferveseence et à la eonvalescence, mais associé cette fois aux globules blancs, au phosphate ammoniaco-magnésien, etc.; parfois au début de ces deux périodes il a une véritable valeur critique.
Quand il est seul, il se présente sous Va^f^eci de granules cristalloïdes lourds, de couleur rouge brunâtre.