‹ Fievre TyphoideChapitre 18 sur 109 · C. — Urates de soude · texte numérisé non relu

C. — Urates de soude

Un peu plus fréquents que les précédents dans les cas MORTELS, ces dépôts viennent immédiatement après Turate d'ammoniaque, c'est-à-dire au quatrième rang dans

les FORMES GRAVES BT MOYENNES.

Étudiés suivants les périodes, ils offrent dans les cas

Sédiments. Urines.

A. Formes mortelles : 7 sur 100 et 2,7 sur 100

B. — graves : 25 •«• 6,5 — C — moyennes et bénignes: 23^7 — 4,0 <-*

Selon la période et en rapport avec les sédiments et les urines de chaque période.

Pénede.

Sédiments.

Urines.

D. Forme grave ;

ire et2«

33,3 sur 100

4 sur 100

F. Forme moyenne :

l"et2«

^raY68| une prédominance fort nette pendant ia défervescence; si la fièvre est, au contraire, de moyenne intensité, les maxima répondent à la période d'état et la décroissance est ensuite graduelle (1).

Rien de remarquable à noter sur leur genèse, si ce n'est leur abondance dans les cas où il existe de l'insuffisance respiratoire.

Leur ^gnification critique dans les formes graves, est parfois évidente, soit quils précèdent, qu'ils accompagnent (m suivent de 24 à 48 heures le début de la défervescence ou de la convalescence.

Le cas le plus remarquable que j'aie observé à ce sujet, est celui d'un malade qui rendit pendant vingtdeux jours des urines non sédimenteuses et qui, le vingttroisième jour, émit une urine chargée d'un abondant dépôt d'urates de soude à Tétat pulvérulent : les tempe* ratures étaient de 39,1 — 40 ; le surlendemain, la température tombait à 37,9 — 38,5; la défervescence avait donc commencé vingt-quatre heures après Tapparîtion du premier dépôt critique. D'ailleurs l'augmentation numé-

(1) SédioLents d*uratea de soude par rapport aux sédiments et aux urines de chaque groupe.

Sédiments. Urines.

Cas mortels. Ursiede soude: 9^3 sur 100 et 3J sur 100

Cas graTeSy — 20,0 — et 5,2 —

Cas mojpens, •*- 18,ê — - et 3,1 —

Par période ai n^pport arec les sédiments et les urines de la période.

Période» Sédimeals. Urioe».

10 Formes graves : 1'^' et 2« 22,2 sur 100 et 12,7 sur 100

— 3» 33^ — et 1Û.7 —

— 4« 13,7 — et 6,1 — 2« Formesnsoirennes: fetî* 28,5 -* et 4,6 —

— 3« 13,6 — et 3,0 —

— 4» 18,7 — et 2,5 —

rique de ces sédiments dans la période de défervescence des formes graves est une preuve de plus à l'appui de cette valeur critique.

L'urate de soude est fréquent dans les formes thor\ci- QUEs; 011 le trouve à toutes les périodes dans les cas qui n'ont pas la polyurie de la convalescence : il alterne souvent avec Turate d*ammoniaque el Tacide uriqae*

1/urate de sotrde s'associe à Turate d'ammoniaque, à l'acide urique et rarement à la graisse et à Tindigose. Ces dépôts ont un aspect pulvérulent, ils sont assez lourds et s'attachent au verre. Leur couleur est jaune sale, parfois très légèrement rosée : le dépôt rosacïçue vrai est une rareté dans la fièvre typhoïde (1).

D. — Acide vriçue.

Il est très rare dans les cas mortels et dans les cas graves; il occupe le cinquième rang dans les formes MOYENNES. Suivaut los périodes je ne trouve à signaler que sa fréquence plus grande à la phase d'augment des formes moyennes (2), une très- minime élévation à la

il) Sédiments rosaciques (voyez aussi Uroêrythine, p. 143).

Sédiments. Urines.

Formes mortelles : 6,0 «/iOO et 2, aViOO

•— graves : n^a pas été observé.

— moyennes : 8,4 «/lOO et 1,4 «/lOO

Ces sédiments varient une teinte rose pâle ; aucun n^a atteint les tons rose vif ou minimum.

(2) Sédiments d*acide u rique :

Sédiments. Urines.

Cas mortels ; 4,6 sur 100 1,6 sur 100

Cas graves : 5,0 — 13,0 —

Ce?» Tnoyens : 13,5 — 2,3 —

défervoscence de cas graves (1) et de son apparition pendant la convalescence.

Il se dépose dans les urines très-acides et peu riches en alcalis ou en terres.

Ordinairement il est isolé et peu abondant : quand il s associe^ c'est avec les urates d'ammoniaque et de soude, avec lesquels il alterne souvent. Son aspect est semblable à celui de Turate d'ammoniaque : ce dernier pourtant se collecte en granules plus gros et plus jaunes que l'acide urique , lequel garde toujours une apparence rougeâtre.

E. —Jndigose.

Très fréquente dans les cas mortels, où elle vient en sixième ligne; plus rare dans les cas graves et moyens, où elle se .montre surtout dans la Période d'état.

Elle ne forme jamais de sédiments particuliers; on la reconnaît seulement au microscope, au milieu des autres principes constituants des sédiments et sous la forme de masses translucides ou opaques d'un bleu pur ou

Sédiments. Urines.

11,1 sur 100 1,3 sur 100

n*a pas été observé.

Page 1