‹ Fièvres de surmenageChapitre 15 sur 56 · Lois du 22 mars 1841. 19 mai et 3 juin 1874. 13 mai · texte numérisé non relu

Lois du 22 mars 1841. 19 mai et 3 juin 1874. 13 mai

3. Annuaire des législations étrangères, 1874-1876. Tripier, Codes sup. p. 809.

labeurs, résistera moins longuement que l’homme et sera plus fréquemment atteinte. Elle le sera d'autant mieux qu’elle aura depuis peu quitté une condition bonne pour une mauvaise, son village et la saine campagne, par exemple, pour venir se soumettre, dans la ville, à des travaux pénibles et qui commandent peu le repos.

Les paysannes improvisées bonnes à tout faire (obs. 1), les jeunes filles à peine formées, presqu’au sortir de l’école, qui entrent comme infirmières dans les hôpitaux font partie de ce groupe.

Suivant la race. — Malgré son activité et son intelligence, peut-être à cause de cela même, la race blanche ne pourrait rivaliser de travail physique avec la race noire, pourtant fainéante et paresseuse d’habitude. Les Chinois, dans certaines contrées, sont recherchés de préférence aux fils du pays et aux étrangers de race blanche, car ils produisent une somme de travail constante bien supérieure en se nourrissant beaucoup moins.

Enfin, dans nos pays, les Indiens, à Quito par exemple, peu actifs en général, montrent dans la marche dès l’âge le plus jeune, une rapidité et une résistance incrovables.

<r On les voit fournir des distances de plusieurs lieues, « par un soleil ardent, sans ombrages, sans aliments, <l sans répit, à travers d’affreux chemins dont la direction « n’est jamais horizontale, et presque toujours au pas « gymnastique, même quand ils portent de lourds farci deaux. Les Indiennes se livrent aux plus rudes tra-

<r vaux et résistent à la fatigue tout autant que les In- <r diens (1). s

Suivant la latitude. — Il est avéré que dans les régions boréales l'épuisement des forces survient rapidement ; de là cet incessant et funeste besoin de repos.

Suivant la profession. — D’après les observations recueillies plus loin, nous verrons au premier rang des causes de surmenage, les changements forcés de professions peu actives, ou même sédentaires, pour des métiers pénibles et ingrats (Observ. XV, XVII, XVIII), les longues courses (Observ. III, IV, VII, VIII, X, XII), les marches forcées et les durs travaux qui sont imposés aux jeunes soldats, employés ou commis de la veille (Observ. XIX). Les militaires fournissent un choix de victimes au surmenage dont on ne lient pas assez compte, car on cherche dans des causes multiples les éléments de la mortalité, alors qu’on méconnaît souvent la cause principale et souvent l’unique.

Suivant la constitution. — Et dans cette catégorie nous ne lerons pas entrer les anémiques qui appartiennent plus spécialement à cette série de faits où le surmenage vient compliquer un état morbide préexistant. Il y a toute une classe d’individus, — non anémiques, — pour qui ( tout est aquilon, i qu’il s’agisse de léger travail physique ou intellectuel (2). Mais, puisque nous avons parlé d’anémie notons, en passant, avec M. le professeur G. Sée, que la fatigue musculaire excessive est sans hésita-

1. Gayraud et Doinec. La Capitale de l’ Équateur au point de vue mèdico-c/ûruryical, 1886, Coccoz, p. 38.

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