Samuel Wilks. On ovenvork. The Lancet 26 juin
res d’excès à la veille de s’exposer à une fatigue excessive (observ. IV), chez celui dont l’organisme aura subi des atteintes antérieures d’ordre physique, psychique ou intellectuel.
On pourra souvent faire intervenir la fatigue comme cause de complication dans la pathogénie des maladies, comme leur ayant ouvert la voie, ou préparé le terrain, mais, combien de fois son rôle n’est-il pas prédominant ?
Si l’on considère la fatigue au point de vue de l’effet produit des divisions très nettes se présentent encore à l’esprit. Il y aura une fatigue générale et une fatigue locale.
Selon la durée d’action le surmenage peut ne donner lieu qu a un simple état pathologique avec désordres fonctionnels ; à un degré plus haut et selon son intensité nous aurons des lésions passagères ou des lésions permanentes.
D’après l'apparition plus ou moins précoce des symptômes qui caractériseront l’état morbide on pourra décrire aussi un surmenage lent et un surmenage rapide.
Avant de clore ce chapitre rapprochons de ce qui se passe chez l’homme ce que l’on observe chez les animaux où les accidents du surmenage ont été décrits tout d’abord et depuis longtemps étudiés, et dans des circonstances variées.
Qu’on exige d’un cheval lancé qu’il fournisse une course longue (1) alors que la température n'est pas élevée et que
1. De deux chevaux qui avaient couru un match entre Taris et Rosny, soit 120 kilom. aller et retour, le trotteur russe gagna le pari, mais mourut le soir même ; l’autre était mort en roule à Saint-Germain.
les accidents ne pourront être attribués à un coup de chaleur ; qu’on entraîne au marché avec une allure excessive, les animaux domestiques soumis auparavant, depuis quelque temps, au repos et à l’engraissement (1) ; que l’on force , à la chasse, un cerf, un lièvre, un renard (2) ; enfin, qu'un animal domestique, tel qu’un chien, vivant habituellement enfermé ou ne sortant que tenu en laisse s’échappe et se livre à une course effrénée pareille à celle du Kings Charle dont a parlé M. Bergeron (3), dans tous les cas le résultat sera identique : ils succomberont surmenés, épuisés. La rigidité cadavérique sera instantanée, la putréfaction rapide, les extravasations sanguines très fréquentes.
Pour nous résumer, la fatigue en tant que cause est donc multiple et complexe ; mais, sa pathologie est une et elle peut réclamer pour elle seule une place réelle dans le cadre nosologique (Révilliod (4).