Semmola, de Naples. Co7iqrès d’Amsterdam
C’est ce qui est arrivé chez le malade de M. Révilliod (observ. XVIII).
Les premiers jours de son arrivée à l’hôpital il rendait 1700 grammes d’urine contenant 8 gr. d’albumine et 12 à 14 gr. d’urée. L’amélioration se manifeste : l’albumine diminue. L’urée arrive à 50 grs.
Le 1er janvier elle monte à 70 grs. et le 3 janvier à 126 gr. Chiffres que M. Révilliod garantit exacts.
Dans notre propre observation les chiffres n’atteignent pas de si notables proportions, mais ils ont déjà leur éloquence. Malheureusement nous ne nous sommes préoccupé de connaître le taux de l’urée que le jour où l’amélioration se manifestait. Le chiffre fourni était de 70 grammes dans les 24 heures, 33 gr. par litre environ, ce qui est loin de représenter la proportion normale qui varie le plus souvent entre 25 et 30 gr. d’urée pour une journée.
Dans l’exemple rapporté par M. Gubler le malade excrétait 100 gr. d’urée en 24 heures (1).
Aux objections qu’on pourrait lui faire M. Révilliod répond d’avance que, dans son cas, ni l’état fébrile, ni l’alimentation ne pouvaient être incriminés. La température n’ayant pas dépassé 38° et le malade, dégoûté de la viande ne se nourrissant que de pain, fromage, lait. — Il n y avait pas d’amaigrissement, donc, pas d’autophagie.
En vérité on ne peut chercher l’explication du phénomène que dans 1 imprégnation du malade par les substances extractives, matière première de la formation de de l’urée.