‹ Fièvres de surmenageChapitre 22 sur 56 · In Carrieu. loc cit., p · texte numérisé non relu

In Carrieu. loc cit., p

! Les 126. gr.'du malade de M. Révilliod, les 70 gr. du

* nôtre et les 100 gr. de l’observation de M. Gubler ne pouvaient provenir que 'de l’oxydation des déchets accumulés par le surmenage.

• Des expériences variées, celles d’Hammond notamment, citées par M. Carrieu (1), prouvent que, sous l’influence du travail, l’urée augmente considérablement. Les chiffres donnés par Hammond : 33 gr. à l’état de repos. 129 gr. après un travail musculaire excessif, sont peut-être exceptionnels, mais très probants.

<r C’est là, s diL M. Révilliod, que nous continuons à citer, car il fait loi dans la matière, <r c’est là, dans l’impré- « gnation de tout l’organisme, qu’est la lésion cherchée, <r car ces substances (les matières extractives) sont loxi- <r ques, irritantes (M. Gautier l’a confirmé depuis) lorsque .<r formées à l’excès elles séjournent dans l’organisme sans « subir l’oxydation qui, en les transformant, les rend in- <r nocentes. De là les symptômes éprouvés qui sont bien ■ « ceux de la fatigue : courbature, brisement, myalgie, état <x typhoïde, adynamie, fièvre. Ou bien, selon les circonstan- <r ces, probablement selon celles des substances extractives (c qui dominent, selon le tissu usé, selon son degré d’oxv- « dation, elles provoquent la formation d’hémorrhagies <r (observ. VIII, XXIX, XXX), de thromboses (XXVI). de <r purpura, l’irritalion et l’épaississement ou la raré- <r faction et la destruction de l’endothélium des vaisseaux ■<r et des valvules du cœur, les vices de la nutrition de la <t fibre cardiaque, sa dégénérescence, celle des fibres a musculaires des vaisseaux, d’où les troubles de circu- 1. Carrieu. loc.cit., p. 19

<r lation locale, les spasmes des capillaires et leur para- <r lysie consécutive. Alors, l’altération du sang aidant,. « surviennent les œdèmes, les congestions, les infarctus, <t les gangrènes (observ. XXVII), et les symptômes géné- « raux qui les accompagnent. La nutrition entière est <r en souffrance. L’intellect est déprimé, abruti, parce que <r les matières extractives accumulées retiennent l’oxy- <r gène, l’élément nécessaire à l’entretien du jeu normal <r des fonctions végétatives, locomotrices et intellec- <r tuelles (1). »

I A la suite de cette exposition tracée de main de maître., rappelons qu’à l’autopsie des animaux morts victimes de surmenage, le sang présentait des caractères, ' nous dit M. Carrieu (2), d'après lesquels il semblerait qu'il n’a pu se débarrasser des matériaux de combustion et qu’il est devenu impropre à entretenir la vie.

Rappelons encore que dans les états pathologiques décrits chez les enfants, sous le nom de fièvres de croissance et qui pourraient être bien souvent de vraies fièvres de surmenage , si l’on se rapporte à leur étiologie, pour expliquer les symptômes graves, le professeur Gosselin croyait nécessaire d’admettre une viciation 'particulière du sang par croissance trop rapide (3), ce qui est un peu vague; mais M. Bouilly, qui a repris la question (4), est

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