‹ Fièvres de surmenageChapitre 26 sur 56 · Gautier. — loc. cit · texte numérisé non relu

Gautier. — loc. cit

lence. — et suivant qu’on les analyse à lasuitede grandes dépenses musculaires ou d’un état accentué d inaction.

Le résultat des recherches de M. Bouchard, basé sur des expériences personnelles, est que la toxicité des urines recueillies pendant l’état de veille est au moins double de celle des urines obtenues à la suite du sommeil, et que, — chose qui semblerait contradictoire, — les urines émises après une journée de grande activité musculaire, passée à la campagne, en plein air, sont d’un tiers moins toxiques que les urines de l’état de veille et, cette toxicité se maintient moindre dans celles qui surviennent pendant le repos et le sommeil consécutifs à cette journée de dépense musculaire (1).

Nous pourrions, ce nous semble, tirer de ces expériences quelques déductions qui fussent utiles à notre théorie.

Ne serait-il pas tout à fait admissible que, si les urines sont plus toxiques à l’état de veille que pendant le som-r meil cela tient au fonctionnement continuel de tous nos organes produisant incessamment des déchets de désassimilation qui passent du sang dans les urines sans avoir eu le temps de subir le dernier terme de leur oxydation, tandis que, pendant le sommeil, la vie organique cessant plus ou moins complètement, les déchets de désassimilation sont produits en quantité minime et, avec ceux qui ont du s’accumuler pendant l’état de veille, ils peuvent être beaucoup plus facilement comburés?

Dans la diminution marquée de la toxicité des urines produites après une journée de suractivité musculaire telle que cette journée passée à la campagne, tout lemon-

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