‹ Fièvres de surmenageChapitre 39 sur 56 · Bouilly In gazette des Hôpitaux , 29 novembre · texte numérisé non relu

Bouilly In gazette des Hôpitaux , 29 novembre

2. Louis R. PeLit, thèse de doctorat: De quelques accidents de croissance, 1887.

3. BouchuL. Traité pratique des maladies de l'enfance, 1S78. p.

mouvement exagéré de croissance pouvait vraiment être la cause de l’état fébrile.

Quant à nous, d’après ce qui précède, sans vouloir un seul instant prétendre que l’étiologie des fièvres dites de croissance est toujours la même, nous admettrons que dans les cas nombreux où, à la suite de fatigues excessives, un état de surmenage physiologique, pour ainsi dire, se produit dans la zone d’accroissement des os, accompagné, ou précédé, de symptômes généraux typhoïdes et suivi d’une augmentation rapide de la taille, le surmenage physique suffit à lui seul pour expliquer le processus morbide.

Le surmenage physique sera la cause première de la production exagérée des oxydations et de leur accumulation dans le sang qui sera altéré, d’où symptômes généraux. C’est lui qui donnera comme un « coup de fouet j> s’il nous est permis de nous servir de cette figure, aux éléments anatomiques, et, comme dans l’organisme de l’enfant il se trouvera des- points de résistance moindre au niveau desquels un travail physiologique s’accomplit sans que jusque là rien ne le traduise au dehors, ce qui est la loi ordinaire, dans ces points il y aura exagération de l’activité nutritive d’où nouvelle source de déchets surabondants de désassimilation qui contribueront à leur tour à infecter le sang : il y aura des douleurs locales parce qu’il y aura de l’inflammation, simple périostite ou ostéo-myélite grave suivant le degré du surmenage et peut-être aussi suivant le degré de l’infection du sang, et le résultat final sera 1 accroissement de la taille qui aura lieu par poussées rapides comme cela se voit d’ailleurs dans tou-

Les les maladies générales et surtout dans les affections graves et infectieuses.

Il n’est pas inutile de rappeler encore que tous les os ne sont pas indifféremment atteints. Ce sont surtout les épiphyses les plus « fertiles » (1) qui sont le siège des douleurs et des lésions, peu ou point connues.

L’extrémité inférieure du fémur, l’extrémité supérieure du tibia, le col du fémur, les extrémités supérieure et inférieure de l’humérus sont celles où l’on a noté le plus souvent les points douloureux dûs probablement à une congestion ou à une hyperémie. C’est-à-dire que ce sont les os qui ont subi le plus directement l’influence de la cause fatigante, marches prolongées, natation, gymnastique, qui sont de préférence atteints.

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