‹ Fièvres de surmenageChapitre 41 sur 56 · Peter. Leç. à la Fac. du 22 nov · texte numérisé non relu

Peter. Leç. à la Fac. du 22 nov

Bientôt, avec la persistance du surmenage et de l’altération du sang, le myocarde sera intéressé, soit par vice de nutrition, soit par action réflexe ou irritante de 1 endocarde.

Les palpitations viendront en premier lieu avertir le malade de sa gravité, puis apparaîtront le souffle systolique■, la dyspnée, l’affaiblissement et l’éloignement des bruits du cœur, la matité très étendue de la région précordiale :pii peut laisser croire à une péricardite avec épanchement abondant (observ. XVI) et le signe de M. Peter, la douleur à la pression en pleine région du cœur.

Les caractères du pouls sont bien ceux d’un cœur épuisé ; il est mou, petit, misérable, irrégulier et devient filiforme quand la fin approche.

Si l’individu surmené n’a cessé tout travail que tardivement le même procesus intéressera la couche musculaire des vaisseaux petits et grands (Révilliod). Aux signes locaux viendront se joindre des manifestations générales, bouffissure des extrémités inférieures, de la face, du tronc, urine rare et albumineuse, œdèmes douloureux, dyspnée extrême qui se rapproche de la dyspnée urémique et que l’auscultation n’explique pas.

Il peut survenir des infarctus des reins et une thrombose des veines comme nous le verrons au chapitre suivant. Tout peut encore rentrer dans l’ordre par le repos et une thérapeutique appropriée.

Mais, combien de fois n'est-il pas trop tard pour celui qui n'a pas écouté les avertissements répétés que lui donnait son organisme et alors, c’est l’asystolie, la cyanose ; c’est l’asphyxie, c’est la mort !

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