ACCIDENTS ET COMPLICATIONS
L’état typhoïde avec fièvre et sans lésions est, comme nous l’avons dit, la manifestation la plus fréquente du surmenage ; mais, dans des faits plus graves, dans un degré plus avancé, nous avons constaté les lésions du cœur où aboutit toute fatigue.
Aussi, les altérations de cet organe ne nous ont-elles pas semljlé devoir rentrer dans le chapitre des accidents et des complications. Elles sont sous la dépendance immédiate de la cause pathogène et trop intimement liées à cette cause pour que le médecin ne s’attende pas toujours, à un moment donné, à trouver au cœur le contrecoup de l'état général.
Dans ce chapitre-ci nous exposerons brièvement quelques-uns des accidents plus rares du surmenage aigu qui viennent rapidement compliquer l’état typhoïde.
De ce nombre sont, sans aucun doute, les myosites supputées, les thromboses, les gangrènes, et les suffusions sanguines.
L’inflammation des muscles qui ont eu le plus directement à subir l'influence du surmenage a été bien étudiée à plusieurs reprises. Après des marches forcées, on a vu des abcès survenir dans les muscles de l’un des deux mollets ou des deux mollets à la fois (1).