‹ Fièvres de surmenageChapitre 43 sur 56 · Carrière. Thèse de Paris, 187ü · texte numérisé non relu

Carrière. Thèse de Paris, 187ü

Le professeur Hayem, cité par M. Carrieu (1), admet aussi que les fatigues excessives peuvent produire la myosite.

11 est manifesie que le processus inflammatoire des muscles se voit communément chezles jeunes soldats auxquels l’habitude à la marche manque ainsi que l’entraînement.

Pour M. Carrieu (2), comme pour nous, il ne s’agit pas là d’une simple hyperémie accompagnant toute activité fonctionnelle et il est plus naturel d’admettre que les produits de la contraction musculaire sur lesquels nous avons tant insisté jouent dans ce cas un <r rôle funeste » parce qu'ils ne sont pas éliminés assez vite.

<r Or si ceux qui sont atteinLs continuent à faire agir leurs muscles malgré les sensations de fatigue et même de douleur, le muscle étant plus friable dans ces conditions, des ruptures se produisent avec extravasation sanguine comme dans certaines maladies graves (Carrieu).»

Ce sont les myosites qui s’accompagnent de phénomènes généraux qui nous intéressent le plus, et, parmi elles, les myosites suppurées avec troubles profonds de l’organisme, aspect typhique, symptômes adynamiques ou ataxo-adynamiques qui- surviennent chez les surmenés nous dit M. Reclus (3).

Chez ceux-là le surmenage s’est produit avec une telle intensité qu’il y a infection générale du sang, imprégnation de tout l’organisme par les produits de désassimila-

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