DIAGNOSTIC
La première chose à faire, a-t-on dit (1), avant de porter son jugement lorsqu’on est appelé près d’un individu qui vient d’être mordu par un chien c’est de s’assurer si ce chien est véritablement enragé.
Nous dirons à notre tour que la première chose que l’on doit constater quand on se trouve en présence d’un homme qui accuse une grande lassitude, qui se dit « fatigué », c’est, s’il a été ou s’il est réellement surmené.
C’est surtout quand on a affaire à des militaires, aux jeunes recrues en particulier, que la paresse peut être soupçonnée. Il va de soi qu’il s’agira de cas apyrétiques sans état typhoïde accentué, car, sans cela, le thermomètre suffit pour trancher la question. Mais, même alors qu’on ne constate pas de mouvement fébrile il faut bien se garder de conclure à la simulation.
Si l’état typhoïde n’est pas assez prononcé pour attirer l’attention, d’autres recherches s’imposent.
L’analyse de l’urine, par exemple, renseigne immédiatement, comme dans l’observation XIX, en indiquant une diminution notable de l'urée dans les heures qui s’élèvera dans les jours suivants par l’effet du repos. L’inspection du cœur donnera parfois de bons renseignements