‹ Fièvres de surmenageChapitre 50 sur 56 · Peter. Leç. clin, inédites àl’hôp. Nccker, novem. 1S · texte numérisé non relu

Peter. Leç. clin, inédites àl’hôp. Nccker, novem. 1S

La mort,, dans les lièvres de surmenage, peut être le résultat parfois de l’anhématosie (Bouley et Mercier), et les individus succombent asphyxiés, ou de l’épuisement nerveux (Fournol) avec syncope cardiaque (Bouley), de l’asphyxie par asystolie, ou de la formation decaillots dansles cavités du cœur ; mais le plus souvent la mort par surmenage est due toute entière à l’infection du sang.

Le traitement doit remplir deux indications : 1° il sera approprié à chaque cas particulier ; 2° il sera prophylactique et cherchera à supprimer autant que possible toutes les causes qui ont donné naissance à la maladie.

Nous ne savons que trop combien il est difficile de faire de la prophylaxie. Il est rare que même après une atteinte sérieuse le malade consente à changer sa façon de vivre, à quitter le métier qui le mène à la tombe mais qui est, somme toute, son gagne pain.

Les accidents de l’intoxication saturnine ont-ils jamais fait abandonner à un peintre son métier ? Il en sera de même de toutes les professions.

Cela n’empêchera pas le médecin de prodiguer ses conseils, l’hygiéniste d’indiquer les dangers et les écueils aux gouvernements à qui revient le soin d'améliorer le sort des masses et d’assainir les professions.

Avis encore aux chirurgiens de ne pas opérer des fatigués, aux accoucheurs de ménager les forces des malades en travail, ajoute M. Révilliod (1).

La thérapeutique de la maladie elle-même ne variera pas beaucoup suivant les degrés des états typhoïdes du

surmenage ; elle sera plus ou moins appropriée aux lésions, aux accidents, voilà tout.

Le repos doit être prescrit en premier lieu. C’est le remède efficace et Hippocrate le savait bien quand il disait :

« Quovis in corporis motu simili ac laborare cœ périt <r quies confestim lassitudinis est remedium (1). s

Le repos doit être absolu afin qu’il amène le sommeil et rende l’oxygène aux matières ponogènes.

On ordonnera les diurétiques , parfois un évacuant ou un lavement pour favoriser l’élimination des matériaux de désassimilation accumulés dans l’organisme et de préférence on prescrira le diurétique par excellence, le lait , qui est en même temps un aliment, surtout lorsque le le cœur sera intéressé et avant la digitale, qui trouvera pourtant parfois son emploi.

L 'alimentation doit être sobre, peu azotée, avant la convalescence pour ne pas surcharger la circulation déjà encombrée.

Les limonades neutraliseront l’acide lactique (Révilliod).

Les Ioniques seront administrés, mais seulement alors que l’amélioration des symptômes, la défervescence de la température, ou la diurèse avec débâcle d’urée prouveront que l’élimination des produits toxiques est déjà faite ou se fait.

Bien entendu, pour peu que l’hyperthermie persiste, — ce qui est rare, les antithermiques, le sulfate de quinine, etc., sont tout indiqués.

Dans les cas graves, nous emploierions les inhalations

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