PORTRAIT DU DOCTEUR FALCONET
Membre de la Paroisse, d'après le dessin de Madame Doublet. (Bibliothèque nationale, Cabinet des estampes.)
LA l'.vrJOISSE. 275
Lo note rédigée par JVIouhy, à la demande de Sartine, avait été provoquée par une fausse nouvelle que les gazetins d'Argenlal avaient lancée le l*"" mars 1762 et dont le prince de Beauvau avait eu à se plaindre.
En juillet suivant, autre alerte. Les bulletins de Mme Doublet ont annoncé que l'escadre commandée par M. de Blénac aurait été capturée. Choiseul se fâche. Il en écrit à Sartine : « La nouvelle de Mme Doublet est fausse et ne fait de tort à l'escadre du roi, mais elle fait tort aux papiers publics, qui varient suivant de semblables nouvelles. .Je n'ai pas pu m'empècher de rendre compte au roi de ce fait et de l'impudence intolérable des nouvelles qui sortent de chez cette femme, ma très chère tante. »
En conséquence, le lieutenant de police se transporta une fois encore aux Filles-Saint-Thomas pour notifier à Mme Doublet que, si de pareils bulletins s'échappaient à nouveau de son salon, le roi y mettrait bon ordre en la faisan L renfermer dans un couvent '.
Sartine trouva dans riiùLcl des Filles-Saint-Thomas le même accueil aimable et sceptique qu'y trouvait, dix années auparavant, son prédécesseur Berryer, et le commerce des nouvelles se poursuivit; si bien que, de 1762 à 1766, il fut question, à plus d'une reprise encore, d'inquiéter Mme Doublet, comme en témoigne la présence de son nom