Publ. par Peuchet, Archives de la police, III
sur les listes, dressées par la police, des individus poursuivis comme nouvellistes; mais, par protection ou par bonne grâce, la charmante femme fut constamment préservée du péril.
Une troisième « branche » ne tarda pas à se greffer sur la branche d'Argental, comme celle-ci s'était grelïée sur la branche Doublet; Tinspecteur d'Hémery la signale au Magistrat :
« Ce n'est point le nommé Lejeunc, valet de chambre de M. d'Argental, qui fait des nouvelles à la main; c'est le nommé Gillet, valet de chambre de Mme d'Argcntal, qui lui permet seulement d'en faire pour la province et non pour Paris, sur une copie que Mme Doublet donne à Gillet, qui retire six livres par mois de ceux à qui il fournit'. »
Gillet emploie un commis, Bassan de Beaumont, qui bientôt rédige des nouvelles pour son propre compte, nouvelles tirées des « mémoires » Gillet, lesquels proviennent de la Paroisse. Bureaux de nouvelles qui sortent les uns des autres — telle une règle à coulisses. Bassan de Beaumont a donc un nouveau groupe d'abonnés, abonnés de marque comme toujours : le ministre des Deux-Ponts, l'agent de l'Électeur Palatin, le secrétaire du prince