‹ Figaro et ses devanciers. Avec la collaboration de Paul d'EstréeChapitre 25 sur 178 · B. A. ms. 10 335, dossier Seubert de Bostal · texte numérisé non relu

B. A. ms. 10 335, dossier Seubert de Bostal

3. Interr. de N. Tollot, 27 avr. 1744. B. A. ms. 11,")11, f. 253.

4. Avril 1763. Gazetins de Mouhy publiés dans l'ancienno Revue rétrospi'ctioe, 1834, l" série, IV, 439-73, et V, 26-80, 213-76; réédités à la suite du Journal do Barbier, VIII (Paris, 1857), 129-348; identifiés par M. Paul d'Estrée, Revue d'histoire littéraire de la France, IV (1897), 195-238.

ardeur professionnelle, ne pas craindre de s'aventurer jusque dans les bagarres des faubourgs.

Enfin les correspondants entretenus en province et au dehors du royaume. Tollot déclare au Magistrat, c'est-à-dire au lieutenant de police, qu'il recevait des nouvelles des pays étrangers; celles d'Amsterdam lui étaient envoyées par Roussel ; celles de La Haye par « le nommé ou la nommée Jamet, qui est hermaphrodite w; — la Hollande était, comme on sait, le centre du journalisme européen. Le correspondant de Tollot à Londres était un certain Desportes.

« Interrogé combien il lui en coûtait pour avoir lesdites nouvelles, a dit qu'il lui en coûtait 200 florins à La Haye, autant à Amsterdam et 40 écus à Londres '-. »

Ce service d'informations était susceptible d'une grande extension. Chevrier annonce, en 1762, « une correspondance établie dans toutes les villes capitales et autres principales de FEurope. Soixantedouze personnes sont chargées d'amasser les faits et de les envoyer aux bureaux. »

Combien de nos journaux pourraient se prévaloir de correspondants aussi nombreux? Il est vrai que l'abonnement à la gazette manuscrite de Chevrier coûtait 240 livres par an, c'est-à-dire cinq ou six cents francs de notre monnaie^.

1. Interr. de N. Tollot. -27 avril 1714, loc. cit., f. 252 v".

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