‹ Figaro et ses devanciersChapitre 13 sur 194 · Edition do H86, p. 1G · texte numérisé non relu

Edition do H86, p. 1G

homme franc- comtois, le vicomte de Montemayor, fils, en réalité, d'un apothicaire de Lyon qui se nommait François Bouchard. « Ses fonctions essentielles, écrit M. le marquis de Ségur1, consistaient à écouter aux portes dans les salons et dans les ministères, à rapporter au maréchal les propos qu'il avait surpris. » On trouva un chiffre parmi ses papiers. « C'était, dit Luxembourg, un chiffre que j'avais avec le vicomte, qui va souvent dans bien des endroits de la ville et qui me mandait les petites nouvelles du monde. »

L'historien Mézeray fournit d'informations le chancelier Séguier. Voici une lettre du 10 juillet 1664 :

« On ne parle à Paris que des rentes de l'Hôtel de Ville. Chanson à ce sujet :

Dans l'empire d'Amour le désordre s'est mis;

Dorize, Climène et Phylis

En sont dans l'épouvante; Beaucoup n'ont déjà plus que mépris pour leurs lois

Et chacun crie à haute voix :

Amarante ! Amarante 2 !

La chute du célèbre madrigal des Femmes savantes

Ne dis plus qu'il est « amarante », Dis plutôt qu'il est « de ma rente ».

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