‹ Figaro et ses devanciersChapitre 142 sur 194 · Bachaumont, I, 68-69 (16 avril · texte numérisé non relu

Bachaumont, I, 68-69 (16 avril

reparaissait le pamphlétaire qui perdait toute mesure '.

Chevrier continua le Gazeiin de Bruxelles pendant dix mois : le gouvernement même des Pays-Bas autrichiens lui fournissait des « mémoires2 »; puis, sur une plainte du ministre de Hollande à Bruxelles, victime de ses violences, Cobentzl lui fit de vives réprimandes. Chevrier suspendit son périodique et songea à le remplacer par un service de nouvelles à la main, dont il envoya, par toute l'Europe, le prospectus que nous avons reproduit3. Un exemplaire en arriva entre les mains du marquis de Marigny, frère de Mme de Pompadour, qui prit l'alarme et, le 26 février 1761, en écrivit au gouverneur des Pays-Bas. Notre système d'alliances venait d'être renversé. Mme de Pompadour avait préparé l'union de la France et de l'Autriche; il parut nécessaire de la ménager; si bien que, le jour où Chevrier demanda l'autorisation de lancer ses Nouvelles, elle lui fut refusée. Le malheureux publiciste se vit donc obligé de reprendre, en octobre 1761, la publication du Gaze tin. Mais il avait perdu son entrain; et puis il s'ennuyait dans la capitale du lirai tant. « J'ai demeuré dix mois à Bruxelles, dit-il, mais j'y aurais resté vingt ans que la vie que j'y menais ne m'aurait pas instruit davange. Je ne sortais de mon cabinet que pour aller au Parc. Quand

1. François-Antoine Chevrier en Belgique, par M. Ch. Piot, dans les Bulletins de l'Académie royale de Belgique, issu. •" série, p. 217.

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