LA CORRESPONDANCE DE GRIMM
rine et le grand Frédéric, Caroline, landgrave de Hesse, Stanislas-Auguste, roi de Pologne, le grand duc de Toscane.
On sait la place que s'est faite dans l'histoire du xvme siècle ce recueil d'articles littéraires et philosophiques, de comptes rendus dramatiques et d'échos mondains. Grimm est un « chef de nouvelles » semblable à ceux que nous avons connus. « Sa part, écrit Lescure, part qu'il ne faudrait pourtant pas trop réduire , fut moins celle de l'homme qui écrit, que de celui qui dirige les tendances générales du recueil,... qui surveille les informations.... Ses collaborateurs ont beaucoup plus travaillé que lui dans le sens matériel du mot, à l'œuvre qui porte son nom1. » Ces collaborateurs s'appellent Diderot, Meister, Mme d'Epinay. Les fameux Salons de Diderot étaient des nouvelles à la main que l'auteur envoyait à Grimm pour ses « pratiques ». Avec Mme d'Épinay, c'est Mme de Sévigné, l'introductrice de ce livre, qui prend, dans cette histoire des gazetiers au vieux temps, la place qu'elle y eût occupée à la fin du xviiic siècle, et de la façon qu'on imagine. Mme d'Epinay eut une part de collaboration très importante dans la rédaction de la Correspondance littéraire 2. De nos jours, les critiques croient pouvoir retrouver les passages où se trahit sa plume vive, pittoresque, habile à mettre en relief le détail « qui fait voir ».