‹ Figaro et ses devanciersChapitre 177 sur 194 · Le Barbier de Séoille, I, ij · texte numérisé non relu

Le Barbier de Séoille, I, ij

2; Le Mariage de Figaro, V, iij.

Si bien que les muses, non plus que la lancette et le plat à barbe, ne parvenant à l'enrichir, Figaro ne sait où manger le soir :

« Mes joues creusaient, mon terme était échu; je voyais de loin arriver l'affreux recors, la plume fichée dans sa perruque; en frémissant je m'évertue. 11 s'élève une question sur la nature des richesses, et, comme il n'est pas nécessaire de tenir les choses pour en raisonner, n'ayant pas un sou, j'écris sur la valeur de l'argent et sur son produit net1.... »

Figaro est mené à la Bastille.

Puis, « las de nourrir un obscur pensionnaire », on le remet dans la rue. Le voilà nouvelliste.

« Comme il faut dîner, quoiqu'on ne soit plus en prison, je taille encore ma plume et demande à chacun de quoi il est question. »

Figaro va se mettre nouvelliste « privilégié » :

« Pendant ma retraite économique, il s'était établi un système de liberté sur la vente des productions, qui s'étendait même à celles de la presse.... Pourvu que je ne parle, dans mes écrits, ni de l'autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l'Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement sous l'inspection de deux ou trois censeurs... »

VA Figaro de lancer sa feuille hebdomadaire. Aus-

Page 1