‹ Figaro et ses devanciersChapitre 184 sur 194 · H. Lyon, le Président Hénault, Paris, 1903, p. 424, note · texte numérisé non relu

H. Lyon, le Président Hénault, Paris, 1903, p. 424, note

barbiers, ils étaient barbiers l. Cette réunion du plumeau, de la lancette et de la savonnette en une seule main se présente souvent dans la correspondance de Gui Patin. « Six mille laquais, dit Mercier, n'ont guère que cet emploi. » Les Archives de la Bastille abondent en dossiers relatifs à ces valets de chambre barbiers et chirurgiens, désignés sous le nom de « chamberlans ». Ils en arrivaient à faire de la médecine et la Faculté les poursuivait pour exercice illégal.

Edmond Ranquet, valet de chambre et barbier du maréchal de Luxembourg et son chirurgien, fut mis à la Bastille, le 20 mai 1670, pour nouvelles à la main 2. C'est un Figaro complet.

Barbiers et perruquiers réclament donc leur place parmi les nouvellistes et prétendent même au premier rang. « Dans leurs boutiques se raffinent les plus curieuses nouveautés avant de se répandre dans le public; au reste, ils ont soin de prendre régulièrement les gazettes toutes les semaines dont la lecture ne coûte rien qu'un peu de patience, en attendant son rang d'être rasé, en y ajoutant, aussi gratis, des commentaires considérables 3... »

« Lisez-vous la petite feuille qui court, — disent les barbiers au petit-maître en lui mettant le plat à barbe sous le menton; —je la lis, moi, c'est un

1. A. Babeau, Artisans et domestiques d'autrefois, p. 310 sq.

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