Cité par Ilatin, I, 213, note
26 février 1658 signalent encore, comme un danger public, « ceux qui s'ingèrent de composer des libelles séditieux qu'ils intitulent gazettes secrètes et qu'ils font écrire à la main1 ».
En 1660-1661, — la dernière année de la vie et du gouvernement de Mazarin, — se place un grand procès de nouvellistes, qui fournissaient de leurs gazetins les ducs d'Epernon et de la Trémoille, M. de Chabannais, introducteur des ambassadeurs, l'abbé de la Rivière, la duchesse de Nemours, le surintendant Foucquet, l'abbé Colbert2.
Seize particuliers furent conduits à la Bastille. Quatre d'entre eux étaient « clercs », un autre médecin, celui-ci « domestique sans condition », celui-là barbier3, — déjà la savonnette de Figaro.
Leur procès fut instruit « à l'extraordinaire », c'est-à-dire par une commission qui jugeait sans appel. Le « chef de nouvelles », Mathurin Hesnault, excipa de sa bonne foi, ne sachant pas, disait-il, que cette industrie fût interdite ; ce qui ne lui évita pas une condamnation rigoureuse. Loret, tout guilleret, conte l'aventure (1er sept. 1661) :
Certain malheureux nouvelliste, Esprit brouillon, mauvais sophiste, Qu'on nomme Mathurin Hesnault, Fut hier, dit-on, bien penaud;