Publ. par Ravaisson, Archives de la Bastille, VII
Lionne écrivait à l'ambassadeur anglais en France l :
« Je vous prie d'agréer que je me serve de ces lignes pour vous donner la parole de Sa Majesté, que vous m'avez demandée, qui est que, pour toute la mauvaise conduite passée du sieur Petit, Sa Majesté lui pardonne en votre considération; et que, pourvu qu'il ne s'arrête pas à Paris, il n'a rien à craindre du ressentiment de Sa Majesté. »
Durant les années suivantes les condamnations judiciaires se succédèrent, sans parler d'une pluie de lettres de cachet.
En 1673, quinze nouvellistes furent frappés de peines sévères; mais ils furent ensuite élargis, « à {charge par eux de prendre parti dans les troupes du roi ». Louis XIV avait besoin de soldats et sans doute nos nouvellistes s'estimèrent-ils heureux de troquer la rame du galérien contre le mousquet lu militaire.
On lasserait la patience du lecteur à énumérer es châtiments qui tombaient dru comme grêle sur lf|lios pauvres publicistes; du moins faut-il noter l'inomptable résistance de ces malheureux qui sem- 1 1 jlaient alors des infiniment petits. A mesure qu'on V ■) évit plus cruellement contre eux, ils croissent en