B. A. ms
jours, le soir, sur un banc, dans une église de Meaux, desservir par les Cordeliers, il se réveilla, sur les deux heures après minuit, au bruit de quelques voix qu'il entendait dans cette église, où il aperçut quatre Cordeliers, desquels un pressait une fille vivement de recommander son âme à Dieu, voulant la tuer, malgré les cris et lamentations de cette malheureuse, qui avait beau leur protester qu'elle ne parlerait jamais...
Le scélérat de Cordelier, sourd à toutes ces protestations, lui répliqua qu'elle n'avait pas de quartier à espérer; mais comme elle allait encore recommencer ses clameurs et gémissements, les trois autres Cordeliers la saisirent, pendant que leur confrère lui déchargea sur la tête un coup de maillet, dont elle mourut.
Après quoi, ils levèrent la pierre du caveau où l'on enterre les religieux et où ils mirent la défunte; et, après avoir bien lavé la place où il était tombé du sang, ils se retirèrent au dortoir1.
Perard reconnut ses torts. Il avait accueilli le récit d'un ouvrier en bas, qui l'avait rapporté du Grand-Châtelet. « Je relevais d'apoplexie et n'ai pu contrôler cette nouvelle. » Il offre aux Cordeliers telle réparation qu'ils jugeront convenable, en déplorant toutefois leur animosité contre lui, « laquelle ne répond pas, disait-il, à l'esprit chrétien de l'Église ». Les moines consentirent à l'élargissement du prisonnier, à condition que ses déclarations seraient imprimées à ses frais et envoyées à tous les couvents de Cordeliers du royaume.
Sous ces réserves, l'industrie des nouvelles à la