‹ Figaro et ses devanciersChapitre 80 sur 194 · Placet de Sarazin, B. A. ms. 11 544, f. 260 v · texte numérisé non relu

Placet de Sarazin, B. A. ms. 11 544, f. 260 v

2. Confront. de Sarazin et de Tollot, 2S avr 1744, ibid., f. 258 v°.

que toutes les nouvelles de Paris sortaient de cette officine l.

Traqués par la police, nos compagnons ne peuvent avoir leur salle de rédaction en un local déterminé. Tantôt ils se réunissent au cabaret du Gros- Raisin, rue de la Harpe, où Rochebrune vient les guetter2; tantôt au couvent de la Congrégation, rue Neuve-Saint-Germain, dont les portes leur sont ouvertes par le domestique d'une dame pensionnaire 3 ; d'autres fois nos publicistes trouvent l'hospitalité dans Thôtel de quelque grand seigneur, chez le Président de Novion, chez le marquis de Saint-Chamand, place Royale, où « le suisse ou portier, avec une fille qu'ils connaissaient dans la maison, leur donnaient retraite4 ». Pendant qu'ils travaillaient dans sa loge, « ledit suisse se tenait dans la rue à faire le guet et sa femme faisait pareil personnage à l'une des chambres de l'hôtel3 ».

Ces mômes portiers recevaient en dépôt des paquets de gazettes manuscrites; et plusieurs épiciers rendaient à nos compagnons des services pareils, notamment celui qui faisait le coin de la rue du Faubourg-Saint-Denis, à gauche, en montant par la porte. « Il est le correspondant ou bureau d'adresse de ces Messieurs, dit un rapport

1. Rapport de Poussot, 15 août 1746, B. A. ms. Il 544, f. 649.

2. Rapport du commissaire de Rochebrune, 9 juil. 1715, B. A. ibid., f. 551-5-2.

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