‹ Figaro et ses devanciersChapitre 81 sur 194 · Rapport de Poussot, ibid., f · texte numérisé non relu

Rapport de Poussot, ibid., f

de police. Un de leurs domestiques y vient tous les jours chercher des lettres ou paquets qu'on dépose à leur adresse, et y remet ce qu'ils envoient à la ville, que l'épicier se charge de faire tenir1. »

Mieux encore, pour dépister la police, nos gazetiers allaient s'installer chez les fous. « Les Petites- Maisons, écrit Rochebrune, sont un de leurs bureaux d'adresse2. »

Mais l'auxiliaire le plus précieux et le plus actif, un auxiliaire d'un dévouement inlassable et absolu, que Rambaud trouva dans sa carrière de journaliste, fut une femme, Geneviève Pomier, la sœur aînée de cette petite peste de Marguerite.

Originaire de Jarnac, comme sa sœur, elle était, en ces temps difficiles (1741-1744), une belle fille de vingt-cinq à vingt-huit ans. Geneviève Pomier avait la passion du nouvellisme et rien ne lui coûtait pour favoriser une propagande, dont les hasards et les risques répondaient à son goût.

Rétif de la Bretonne raconte l'histoire de cette jeune républicaine du Calvados, qui, après l'assassinat de Marat par Charlotte Corday, vint à Paris, dans le dessein de faire l'abandon de ses charmes au meilleur sans-culotte, jolie rançon, ma foi, du crime commis par sa compatriote. Geneviève Pomier, elle aussi, offrait ses charmes à tout bon nouvelliste et cette agréable aubaine ne laissa pas d'amener plus d'une recrue à la société.

Geneviève avait pour amant attitré le sergent

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