‹ Figaro et ses devanciersChapitre 9 sur 194 · I, L\IV · texte numérisé non relu

I, L\IV

Jd'Argenson. Aussi quelle joie quand l'un d'eux devient Garde des Sceaux! car c'est de ce moment qu'il pourra, ô bonheur! la combler de nouvelles. m. vrai dire, durant les premiers temps que d'Artenson exerça sa lourde charge, Mme de Balleroy |eut à souffrir de négligences, de retards. Le coupable s'en excuse ' : « Mille pardons, ma chère tante... » Mais il va faire mieux : « Sur certains fonds du Sceau, je me suis donné un écrivain qui vous adressera de gros cahiers de nouveautés ».

Puis viennent le baron de Breteuil, qui avait épousé une Caumartin, les d'Ormesson et les Choisy alliés à la famille, l'abbé de Guitaut, le chevalier de Girardin.

Jusqu'aux domestiques. Ceux-ci ne laissent pas ne collaborer activement à l'envoi des nouvelles. Ils vont jusqu'à les discuter.

Mais quelle orthographe! « Se seulement pour vous dirre que l'on disoy ier au Tuilery que lais innemis marché du cotté de Namur.... »

Et cependant les lettres de ces nouvellistes en livrée abondent en utiles renseignements. Que nos brillants confrères de la presse contemporaine leur soient indulgents! Nous leur avons donné pour iancêtres — en ligne directe — Mme de Sévigné, jMme de Gaylus, Mme de Staal, Mlle de Scudéry, Mlle de Lespinasse; c'est le premier échelon. Le second est occupé par ces domestiques informateurs.

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