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2. Le texte a été publié en 1876 par Sathas au tome V de sa Bihliotheca graeca Medii Aevi,

événements du siècle où s'écoula sa vie ; rien ne fut plus uni, plus calme, plus modeste, et en un certain sens plus banal que son existence : c'est par là justement qu'elle présente à nos yeux un intérêt particulier. Par elle nous pénétrons un peu dans la vie intime et familière de cette société disparue, et son portrait prend une valeur en quelque sorte représentative. Elle nous offre comme le type de ces milliers de bourgeoises byzantines, ses contemporaines, qui ne sont pas plus qu'elle montées au grand soleil de l'histoire, mais qui vécurent comme elle, pieusement, humblement, dignement, en braves femmes qu'elles étaient; et ainsi elle nous fait, par un exemple particulier, admirablement connaître ce qu'étaient les occupations, les soucis et les joies d'une famille de bourgeoisie à Byzance au xi* siècle.

Théodote était née à Constantinople, vers les dernières années du x' siècle, de parents modestes, simples et vertueux. Elle était l'aînée de plusieurs enfants, et, dans le milieu étroitement uni où elle grandit, elle semble avoir été fort admirée et fort aimée. Toute petite, elle montra une précoce beauté; jeune fille, elle était charmante; et quoique la fortune ne lui permît guère les toilettes somptueuses et que son goût personnel ne l'y portât point, par la grâce de sa taille bien prise, la beauté de sa chevelure, la splendeur de son teint, l'éclat de ses yeux fiers, elle excitait l'admiration de tous ceux qui l'approchaient. « Elle était, dit Psellos dans le petit

livre que j'ai cité, comme une rose qui n'a point besoin de beauté empruntée. »

Au moral, elle avait du bon sens, de la décision, un esprit net et ferme, qui se marquait rien qu'à la façon calme et posée dont elle parlait. Comme les jeunes filles de sa condition, elle reçut dans la maison paternelle l'essentiel de son éducation, et, selon l'usage du temps, ce fut assez peu de chose. On la forma aux ouvrages domestiques, on lui apprit à filer, à broder, à tisser; avec cela, on lui donna quelques rudiments de lettres, dont elle travailla par elle-même à compléter l'insuffisance. Et peut-être, dans l'ordre des choses intellectuelles, cette femme intelligente eût-elle souhaité davantage : elle regrettait parfois de n'être point un homme, et que son sexe lui interdît de fréquenter les écoles et de se mêler aux entretiens savants. Elle était pieuse enfin et allait volontiers aux églises, nourrissant dès ce moment, dans sa jeune âme pure, une ardente et mystique dévotion. Et, malgré les conquêtes que faisait sa beauté, elle semblait peu disposée au mariage et se prêtait mal aux suggestions que sa famille ne lui ménageait guère sur ce point. Finalement, son père, ayant usé vainement toute son éloquence, prit le parti de se fâcher, et il menaça Théodote, si elle ne choisissait pas un époux, de lui donner sa malédiction. Elle céda, et, parmi les prétendants empressés autour d'elle, elle accorda sa main à celui qui devait être le père de Psellos.

C'était un homme d'assez bonne race, qui se piquait de compter parmi ses ancêtres des patrices et des consuls; mais c'était un noble quelque peu ruiné. Heureusement pour les siens, on n'avait point alors

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à Byzance les préjugés aristocratiques de nos sociétés d'Occident : ce patricien n'avait point rougi de travailler pour vivre et il avait cherché dans le commerce de quoi nourrir sa famille. Au physique, c'était un beau garçon, bien planté, droit et grand « comme un cyprès de belle venue » ; il avait, sous des sourcils bien dessinés, des yeux clairs et rieurs ; une expression avenante et gracieuse était répandue sur tout son visage. Au moral, c'était un homme honnête et simple, d'humeur égale et douce; jamais on ne le vit en colère, jamais il ne s'emporta à frapper personne. Il était actif, laborieux : il aimait à faire les choses par lui-môme. 11 n'était pas, à la vérité, « très prompt à la parole »; pourtant, quand il le fallait, il parlait, et non sans quelque agrément. C'était, en un mot, une âme candide, un bon garçon un peu médiocre. « Rien qu'à le regarder, dit Psellos, avant même qu'on l'entendît parler, les gens qui se piquent d'être physionomistes auraient affirmé qu'il gardait en notre siècle comme une étincelle de la simplicité antique. » Ce brave homme simple devait toujours faire peu parler de lui. « Il parcourut la vie, selon la jolie expression de son fils, légèrement, sans faire un faux pas, d'une marche toujours égale, semblable à l'huile qui coule sans bruit. »

Sa femme était d'autre sorte. Elle avait toutes les qualités fortes qui manquaient à son mari. Lui était timide, un peu apathique; elle avait de la décision et de l'initiative pour deux. Elle fut vraiment l'homme de la maison. « La Providence, dit Psellos, avait donné en elle à mon père, non pas seulement une aide et une collaboratrice, mais un chef, un guide qui prenait l'initiative de toutes les grandes choses. »

Seulement, comme elle était fine, Théodote n'avait garde d'étaler aux yeux de son faible époux la profonde influence qu'elle exerçait sur lui. Ce brave homme qui ne faisait peur à personne, elle affectait de le traiter très respectueusement; elle lui parlait comme une inférieure, feignant de le consulter et de lui obéir en tout, « moins, écrit Psellos avec une pointe d'irrévérence, par considération pour son caractère que par respect des antiques traditions de la famille ».

Elle le' rendit, en tout cas, parfaitement heureux. D'humeur gaie, de visage souriant, toujours aimable et douce, elle fut une femme d'intérieur admirable, gouvernant sagement sa maison et la faisant prospérer, dirigeant ses servantes, s'occupant aux travaux usuels et aux petits ouvrages qui remplissaient l'existence du gynécée. Mais il y avait en elle des qualités plus hautes. Sensée, calme, raisonnable, capable même d'esprit critique, elle savait parler avec mesure et se taire quand il le fallait. Surtout, elle savait se conduire et vouloir : « bien plus ferme que son mari », — c'est Psellos qui l'affirme, — elle avait vraiment « une âme virile ». Avec cela, elle restait femme pourtant. Elle était réservée, modeste, d'une grâce chaste et sage, charmante et bonne pour tous ceux qui l'entouraient. Pour ses vieux parents elle avait mille attentions exquises, les soignant quand ils étaient malades, les veillant, les consolant. Pour ses enfants, on le verra tout à l'heure, elle sera une mère incomparable. Quoiqu'elle fût jolie, elle n'aimait point le monde. Le luxe de la table, la richesse des ameublements, la splendeur des toilettes aux couleurs éclatantes, tout cela la laissait tout à fait indifférente*

Ne vivant que pour les siens, elle se désintéressait de presque tout le reste, ne sachant rien des bruits de la ville et de la cour, insoucieuse des commérages du quartier, ignorante même des tumultes et des émeutes qui troublaient la capitale. « Aucune des femmes de son temps, dit son fils, n'aurait pu lui être comparée. » Bourgeoise ordonnée, rangée, un peu méthodique et rigide, elle inspirait à tous ceux qui la voyaient et aux siens même une sorte de respect. C'était une manière d'être supérieure, et, dans la famille, on la nommait volontiers « la loi vivante ».

Elle n'eût point été complète si elle n'avait été charitable et pieuse. Elle aimait à recevoir les pauvres à sa table, mais non point pour se faire honneur de ses libéralités et humilier ceux à qui elle donnait. Elle savait la manière de donner. Elle recevait en personne ses misérables hôtes, leur lavait les pieds, voulait les servir elle-même, « comme s'ils eussent été de grands seigneurs » ; de ses mains elle leur présentait les plats et leur versait à boire. Sans cesse lisant les Saintes Écritures, s'abîmant matin et soir en d'ardentes prières, son âme s'envolait vers Dieu en de dévotes extases. De tout temps elle avait aimé la vie monastique, les haillons de bure des solitaires, les austérités des ermites; elle eût souhaité « vivre toute pure pour le Dieu de pureté ». Mais, sur ce point, son mari était intraitable. « Me séparer de ma femme, déclarait-il, me serait chose pire que me détacher de Dieu même. » Théodote, obligée de rester dans le monde, se consolait en fréquentant les moines et les religieuses, en couchant comme eux sur la dure, en s'imposant toutes sortes de mortifications. Et peutêtre cette piété un peu exaltée eût-elle versé à la

longue en de fâcheux excès, si la femme intelligente et sensée qu'était Théodote n'avait trouvé, pour Toccuper tout entière, ses enfants à élever et à aimer.

Du mariage de Théodote une fille d'abord était née. Puis vint un second enfant, et ce fut une fille encore. Celle-ci, il faut Tavouer, fut accueillie dans la famille avec une certaine froideur : tout le monde souhaitait, attendait un garçon. Il naquit enfin en Tannée 1018, et ce fut Psellos. Ardemment désiré, bien des fois demandé à Dieu en de ferventes prières, le nouveau-né, qui reçut au baptême le nom de Constantin, entra dans la vie parmi les cris de joie et les chants de triomphe. Sur sa jeune tête se concentrèrent toutes les espérances des siens, et sa mère en particulier, qui voulut elle-même le nourrir, conçut pour Tavenir de ce fils chéri les plus hautes ambitions.

Attentivement Théodote s'occupa d'élever ses enfants. i< Elle ne prit point, dit Psellos, comme la plupart des femmes, occasion de sa maternité pour se détourner de la vie active et mener une existence de paresse. Plus fortifiée qu'affaiblie par l'événement, elle n'en organisa que plus fermement sa vie et sa pensée. » Elle partageait également ses soins entre ses filles et son fils, tendre pour eux et sévère tour à tour; et ses enfants, qui voyaient en elle le modèle de toutes les vertus, lui marquaient une admiration et un respect sans bornes. Au fond du cœur pourtant, Théodote avait quelque secrète préférence pour le garçon, sur la tête duquel elle mettait tant de bril-

lanies et flatteuses espérances. Mais elle se gardait bien de lui manifester une tendresse plus spéciale : cette femme un peu rigide eût tenu pour faiblesse de trop laisser voir ses affections. Elle adorait son fils: mais elle prenait sur elle, de peur qu'en se montrant pour lui trop facile et trop tendre, elle le rendît moins docile et moins obéissant. Seulement le soir, quand elle croyait Tenfant endormi, elle allait doucement le prendre dans ses bras, et alors elle Tembrassait à pleine bouche, et elle lui parlait ainsi : « Mon enfant désiré, combien je Taime, et je ne puis cependant Tembrasser plus souvent ». Est-il besoin d'ajouter que ces soirs-là le petit Psellos ne dormait que d'un œil? C'est lui-même qui nous a conservé ce joli tableau d'intimité familiale.

C'est avec la même ferme raison que Théodote dirigea l'éducation de ce fils adoré. Elle ne voulut laisser à personne le soin de former son esprit et son cœur, et elle s'attacha à faire de lui, dès son jeune âge, un enfant honnête, pieux et raisonnable. Aussi n'entendait-clle point qu'on lui contât, pour rendormir le soir, des contes de nourrices, qu'on lui farcît la tête de sottes histoires de monstres et de démons. Elle lui faisait, au contraire, de pieux et édifiants récits, elle lui racontait l'histoire d'Isaac conduit par son père au sacrifice et soumis en tout à la volonté paternelle, celle de Jacob béni par son père à cause de l'obéissance qu'il témoignait à sa mère, et encore celle du Christ enfant, docile à tous les ordres de ses parents; et de ces anecdotes elle tirait une morale appropriée à l'âge de l'enfant. Mais plus encore elle s'occupa de son éducation intellectuelle.

Le jeune Psellos était un petit garçon sage,

UNE FAMILLE DE BOURGEOISIE AU Xf^ SIÈCLE 299

appliqué, extraordinairement intelligent. Tout enfant, il comprenait et retenait tout ce qu'on disait autour de lui, et déjà il adorait le travail et Tétude, aimant mieux apprendre que jouer à n'importe quel jeu de son âge. La mère, qui avait elle-même toujours eu du goût pour les choses de Tesprit, n'eut garde de négliger ces heureuses dispositions. Dès cinq ans, elle mit son fils à Técole, et tout de suite il y réussit brillamment. Mais quand il sortit des classes primaires — il avait alors huit ans — une question plus grave se posa : convenait-il de lui laisser poursuivre ses études? Les parents et alliés, réunis en une sorte de conseil de famille, étaient d'avis qu'on lui fît apprendre quelque métier, et qu'on lui donnât ainsi — les lettres ne nourrissant guère leur homme — un moyen plus facile et plus sûr de gagner sa vie. Contre ces sages avis, d'une prudence un peu terre à terre, vivement Théodote s'insurgea, et les raisons par lesquelles elle convainquit ses proches sont tout à fait caractéristiques de la société de ce temps.

Nul peuple n'a, plus que les Byzantins, cru à la valeur des songes comme présages de l'avenir. Psellos lui-môme, qui est un esprit fort, qui ne croit point à l'astrologie et refuse nettement d'admettre « que nos destinées soient gouvernées par le cours des astres », Psellos, qui se moque sans pitié des gens qui se piquent de prédire l'avenir et qui traite de balivernes ridicules toutes les formules et toutes les pratiques de la magie, Psellos croit aux songes et à leur vertu révélatrice. A plus forte raison, ses contemporains ne doutaient-ils point de la signification prophétique des rêves. Aussi bien avait-on vu tant de songes se réaliser. Quand la mère de Basile le Macédonien

rêvait que de son sein sortait un arbre d'or qui ombrageait le inonde entier, quand le prieur du couvent de Saint-Diomède rêvait que Thoinme qui dormait à la porte de son église était un futur empereur, l'histoire n'avait-elle point justifié leurs songes en plaçant sur le trône le fondateur de la dynastie de Macédoine? Avant que tant d'autres parvenus s'élevassent au pouvoir suprême, des rêves ne leur avaient-ils point présagé leurs futures destinées? Il existait toute une littérature spéciale, dont nous avons conservé plusieurs curieux monuments, pour l'interprétation des oracles et des songes. On conçoit donc aisément que la mère de Psellos, en bonne Byzantine qu'elle était, ait trouvé là, elle aussi, des garanties du brillant avenir réservé à son enfant.

Elle expliqua au conseil de famille les rêves qu'elle avait eus. On discutait en sa présence ce qu'il convenait de faire de l'enfant, et, ébranlée par les objurgations de ses proches, elle allait céder à leurs conseils, quand elle avait vu tout à coup un saint homme lui apparaître, qui ressemblait à saint Jean Chrysostome, le saint de l'éloquence ; et le prélat lui avait parlé en ces termes : « Femme, ne te laisse pas troubler, et résolument consacre ton fils aux lettres. Je le suivrai comme son pédagogue, et comme un maître je le remplirai de science ». Une autre nuit, elle avait rêvé qu'elle entrait dans l'église des Saints-Apôtres, fort révérencieusement escortée, comme une personne de qualité, d'une foule de gens qu'elle ne connaissait point. Arrivée devant l'iconostase, elle avait vu une belle dame venir à sa rencontre, et celle-ci lui avait ordonné de l'attendre un moment. Elle obéit, et la dame, étant revenue, avait dit à deux hommes qui

raccompagnaient : « Remplissez de science le fils de cette femme, car vous voyez combien elle m'aime ». Ayant alors regardé les deux personnages à qui parlait la dame, Théodote avait reconnu sans peine les deux apôtres Pierre et Paul, et dans Tinterlocutrice ellemême la Théotokos, la Vierge toute-puissante chère au cœur de tout Byzantin. Tels étaient les songes de la mère de Psellos. Devant de semblables arguments, les parents, superstitieux comme tous les gens de leur temps, s'inclinèrent. On décida que Tenfant continuerait ses études.

Il y réussit de façon admirable : c'est lui du moins qui nous le dit. Il apprit l'orthographe, il sut par cœur l'Iliade entière, et bientôt il fut capable d'en expliquer la prosodie et les tropes, d'y sentir la beauté des métaphores et l'harmonie de la poésie. On l'initia également à la rhétorique et à la musique. Il avait alors dix ou onze ans. Assidûment la mère suivait les progrès de cet enfant précoce; quand il rentrait de l'école, elle-même lui servait de répétiteur. « ma mère, écrit Psellos, tu n'étais pas seulement à mes côtés comme une sage conseillère, tu étais ma collaboratrice et mon inspiratrice. Tu m'interrogeais sur ce que j'avais fait à l'école, spr ce que m'avaient enseigné mes maîtres, sur ce que j'avais appris de mes camarades. Puis, tu me faisais réciter mes leçons, et l'on eût dit que rïen n'était plus agréable à écouter qu'une leçon d'orthographe ou de poésie, les règles de l'accord des mots ou de la construction. Je te revois encore, avec des larmes d'admiration, lorsque tu veillais avec moi bien avant dans la nuit, tombant de sommeil sur ta couche, à m'entendre réciter, et que tu me soufflais le courage et la perse-

vérance, mieux que Minerve ne faisait à Diomède *. » La scène est charmante; elle devenait touchante parfois. La mère de Psellos, on le sait, n'avait point fait de bien fortes études, et des difficultés se rencontraient souvent où l'enfant se butait, ne comprenant plus, où Théodote s'évertuait vainement à lui faire répéter le passage, sans arriver à le tirer d'embarras. « Alors, continue Psellos, levant tes mains vers Dieu, te frappant la poitrine à coups redoublés, tu demandais au ciel dans tes prières de résoudre par l'inspiration d'en haut la difficulté qui m'embarrassait. » Et c'est avec raison que l'écrivain a pu dire de cette femme admirable qu'elle ne fut pas seulement sa mère selon la chair, mais vraiment sa mère spirituelle, celle qui donna à son esprit la parure des lettres. « J'ai contracté, écrit-il encore, une double dette envers toi ; non seulement tu m'as donné le jour, mais tu m'as illuminé des splendeurs de la science; tu n'as pas voulu t'en reposer sur des maîtres ; tu as voulu toimême la semer dans mon cœur*. » Et ce ne sont pas là, comme on pourrait croire, des exagérations d'oraison funèbre. Anne Comnène, la savante fille de l'empereur Alexis, parle, dans un passage de son histoire, de la mère de Psellos, et nous la montre de même tendrement dévouée à ce fils qu'elle adorait, passant de longues heures prosternée dans les églises, à prier et à pleurer pour lui.

Aussi bien une fort étroite union liait tous les membres de la famille. Entre Psellos et sa sœur aînée

1. J'ai cité ce passage d'après la traduction qu'en a donnée M. A. Rambaud dans un intéressant article sur Michel Psellos (Revue historique, 1877).

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