J.-H. ROSNY
Des cinq qui jadis, dans les colonnes du Figaro, protestèrent contre les doctrines médaniennes, M. J.-H. Rosny était un de ceux qui pouvaient le plus justement — à cette époque — repousser ou blâmer les théories et les livres de M. Zola.
En toutes ses œuvres, en effet, M. Rosny s'était séparé de l'école. Tandis que les naturalistes, par mépris des baudruches métaphysiques des psychologues, offraient à notre admiration des mannequins pléthoriques réduits aux plus basses fonctions,
des mannekenpiss acéphales, M. Rosny s'efforçait à la synthèse que l'impuissance réaliste avait dédaignée. Il avait compris qu'elle seule était digne d'un artiste, puisqu'elle seule impliquait création.
A cause de cela, il sera beaucoup pardonné à M. Rosny. On oubliera le fâcheux pédantisme qu'il se plut autrefois à afficher, cette allure de contremaître ou de conférencier pour association philotechnique, celte science de manuel Roret dont il faisait parade, avec l'enfantine naïveté d'un sauvage à qui l'on a découvert inopinément le monde. On excusera son dogmatisme de barbacole, son didactisme rébarbatif; on ne lui en voudra pas d'avoir cru au roman scientifique et d'y avoir converti de regrettables néophytes. On consentira même à ne