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GEORGES RODENBACH

Les ors, la pourpre et les pierreries rutilantes ne sont pas connus de M. Georges Rodenbach, ou, plutôt, il les veut ignorer. Il est de ceux que l'éclat blesse, qui redoutent les fanfares de la lumière et lui préfèrent les tendres pénombres ou les froides et ternes clartés lunaires.

C'est un prosateur et un poète qui chérit les crépuscules et les aubes, non point ces couchers de soleil et ces levers d'aurores méridionaux qui sont trop métalliques et trop nets, mais ces heures agonisantes et

naissantes du septentrion qu'une brume toujours cache et qu'un voile recouvre. Les splendeurs bruyantes des midis ne sont pas faites pour lui.

Il n'aime qu'une couleur: le blanc, et il le veut voir partout. Blanc du croissant céleste, blanc des linges et des dentelles, blanc de la neige et blanc des diamants; il en connaît toutes les nuances, tous les tons, toutes les déformations, depuis celui que le bleu adultère jusqu'à celui-là que le rose embellit et que pare le jaune.

Il en cherche les correspondances, il s'inquiète des analogies des choses avec ce blanc qui lui est cher, il l'apparie avec des béguinesfrèles, paisibles, douces ettaciturnes,avec la paix des pelouses claustrales, avec le silence des eaux muettes qui coulent

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