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CHAPITRE III

FONCTIONS SPÎIÉRIQUES

Expression de av dans un système triple orthogonal. —- Soient

trois laniilles de surfaces, constituant un système triple orthogonal.

Considérons le petit parallélépipède rectangle dont les faces sont les 6 surfaces.

■fi ='^.0 +^'^i»

Les arêtes de ce parallélépipède ont pour longueurs rtï/ç, hd-r^, ccIZ.

La diagonale est

Supposons une fonction V (;, r, , v) et cherchons à déterminer la valeur de T'intégrale

/iVi.

4o FONCTIONS SPllÉRiqUES

étendue au volume du parallélépipède; elle est égale à

étendue à sa surface.

Le volume étant infiniment petit, la première intégrale a pour expression

LN.a.h.c.dl.dr^.d'C,.

La seconde est la somme de trois intégrales étendues chacune aux deux faces opposées du volume.

Pour la face i = ç^, on a

^^ I 1 ir

Pour la face opposée ç = H^ -|- <:/^, on a hc ÔV . ô / hc ÔV

[^'w^-ki~'ky¥""^

et par suite pour l'ensemble des deux faces, on a 0 f hc ()V\

0; \ a i)ç On a donc

LNahc.dl dr^ dX,

jr j ;.. r ^ l'c ^V c^ ca OV 0 ah DV 1

= dz dr, dC I — v- • — = 1- ■ 1- • I

et finalement on a

bc OV

AV

I "S^ ô / ùc ô\ a Oc / i 0; \ a 0; ,

Application aux coordonnées polaires. — Dans ce système on a

,r = r sin 0 cos es,

y =^ r sin 0 sin 'j, c = /• cos 8.

POLVyOMES SPlIÉRiqiES 4i

et, en posant cos 0 = 'j., on a

.r = /• ^ I — 'j.- cos 'j,

y = /• ^ I — |jL- sm '^,

L'élément linéaire clans ce système de coordonnées a pour expression

h- = dx- + (hf + dz- = ^^z-- + /•-f/O- + /•- sin-Of/'^-

= di- -\- /•■ ! 7-+ '■'(.! — !i.')ac5'.

Au lieu de ;, r, , ^, nous avons /•, 'x, -i et dans ce système

On calcule alors facilement

I cVV

Folynomes sphéiùques. Fonctions sphèriques. — On appelle polynôme splièrique un polynôme homogène en a*, ?/, .c satisfaisant à Téquation de Laplace, A P = o.

b il est de degré ii en x, u. z il contient — coelii-

cients arbitraires. Mais il y a un certain nombre de relations

entre ces coeificients puisque l'on a AP„ ^ o. Cette relation est

[n — i) de deçrré n — 2. Il va donc n relations entre les coef-

ficients.

42 FONCTIONS SPHÉRiqUES

Il y a donc

(«+0(n+2) Ji[n—i)

polynômes sphériques, indépendants du degré ii.

On peut exprimer x, //, z en coordonnées polaires : on aura alors

Y„ étant uniquement une fonction de o et de y., que nous appelons fonction sphérique d'ordre n.

On a évidemment la relation

Considérons maintenant Tégalité (2) démontrée page 4

-|H.)./.= / (UâV-VAU)rfx.

Supposons que la surface S soit une sphère de rayon i, que U et V soient deux polynômes sphériques d'ordre ;« et n, le second membre sera nul, et on aura

Donc, en tenant compte de l'égalité (i), on a

[m — n) I P,„ Prt d(j = G.

Si j)i est différent de n, on a

Pm^nd7= o,

POLYNOMES SPIIÉRIQUES 43

rintégrale étant étendue à une sphère de rayon i ; et on peut

encore écrire ceci

Si m = n, ce résultat n'est plus vrai.

Fonctions sphériques fondamentales. — On a vu que Ton a

x = r \/ 1 — a" cos '^ = /• y I — ;j." y r= ;• y/i — u.- sin -j = /■ y i — o."

Si on remplace .r et // par ces valeurs dans P„, on aura

X^ étant une fonction de [x seulement ; ce sera un polynôme en u. et en y/ i — 'j,-. Les polynômes oùp est pair, ne contiendront y/ I — [j.- qu'à des puissances paires. Les polynômes où p est impair, ne contiendront \/ i — [j.- qu'à des puissances impaires.

Les premiers seront donc des polynômes en y., les seconds seront des polynômes en ^ multipliés par y i — [i.^.

Substituons la valeur de P dans l'équation A P„ = o.

On obtient

En annulant le coefficient de /"-- e'>r, on obtient l'équation à laquelle doit satisfaire Xf;. C'est

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