FONCTIONS SPHÉRIQUES
L'intéffrale générale de cette équation est une fonction transcendante, mais il y a une intégrale particulière qui est de l'une des deux formes exigées par la définition de Xf„ et qui est déterminée à un facteur constant près.
On voit que Xf^ et X~'' satisfont à la même équation. On a donc
x^; = AX-",
A étant une constante quelconque. On a ainsi la forme des 27? -f- I fonctions spliériques cherchées.
X" XV''= X- p^î X"e'"'ï
On peut écrire autrement iji -\- i fonctions indépendantes en
posant
X° , X,\C0SCp, XfjCOS 2Cp ,..., X;^cos/i'^,
X,\ sin cp, X;, sin 2cp , . . . , X" sin /?cp.
Deux fonctions spliériques diffèrent donc soit par «, soit par/;, soit que Ji el p soient égaux, mais que l'une contienne le sinus, l'autre le cosinus de jrs).
On a déjèi démontré que
est nul si m ^ n ; nous allons achever la démonstration et démontrer que l'intégrale
est nulle si Y et Y' sont deux fonctions différentes.
Il suffit de le démontrer dans le cas de deux fonctions de même ordre.
On a alors
■^H ^H "l-*- / cos po cos fj'^ d'o
ou bien
DÉTERMISATIOy DES POLVyOMES \\\
X;; X;{ <^;ji \ sin pz s'm rj-^d-^, »+i
Dans les trois cas, la seconde intégrale est nulle.
est difFcrent de zéro.
Détermination des polynômes Xj;. — Proposons-nous maintenant de déterminer X^;, et pour cela, commençons par le cas où /) = o.
L'équation est alors
C'est l'équation qui définit les polynômes de Legendre, et on a
X° (Cos 0) est donc une fonction sphérique où 0 représente l'angle d'une direction avec Taxe Oz.
Par raison de symétrie, X°(Cos£), où s représente l'angle de la direction considérée avec une autre direction cjuelconque, mais fixe, sera aussi une fonction sphérique ; mais on a
cos î =: cos 0 cos 0'-}- sln 0 sin h' cos {'i — -^'j et cela, quels que soient H et H'.
/j6 ro.\crioys spiieiuques
Donc
X", I cos 0 cos 0' + sin 0 sin G' cos (-^ — cp') I
sera encore une fonction spliérique.
Si on pose
sin 0' e~'^' = 2ç,
sin Q' e'^' = 2r, ,
cVoù on conclut, en ajoutant membre à memljre après avoir multiplié ces deux équations respectivement par e'? et e~ '?,
sin 0' cos (cp — '/) = ;e'> +r,e-'>
et en multipliant membre à membre,
sin- fj' = 4cr, ;
d'où
cos'-f)' ^ I — 4i'''i j
la fonction
est donc encore une fonction spliérique quels que scient ç et r,. En particulier, si on fait
„[p. + V/i— re'> J
est une fonction spliérique.
Si je développe suivant la formule de Taylor, j'ai un polynôme :