‹ Figures d'équilibre d'une masse fluideChapitre 60 sur 72 · LK=:2L · texte numérisé non relu

LK=:2L

et finalement

avec rapproximation donnée.

On peut chercher une forme plus exacte pour -^ [a). Posons

'f(«) = ^log4[/-+-V + -Vr+...]

+ -^[l^o + B../ + B,.r-f-...]; en se servant de la relation

on trouve facilement que Ton a

de façon que Ton peut prendre pour -^ [a] la ionction

et cela en négligeant seulement les termes en — -„ .

Masse annulaire de révolution. — Soit G le centre de gravité de la section méridienne, menons Gij parallèle à l'axe de révolution et Gx dans le plan méridien, perpendiculaire à G// et tel que le sens positif soit dirigé de l'axe de révolution vers le point G, soit l la distance du point G à cet axe de révolution. Un élément de surface (h' de la section méridienne, de densité z' et de coordonnées .^•' et y' engendre un anneau dont la masse est

i86 ANNEAU DE SATURNE

Cherchons le potentiel de cet anneau en un point P du plan méridien, dont les coordonnées soient x et ?/ ; il faut d'abord calculer les quantités a et h. Si on suppose le point P du même côté de l'axe de révolution que l'élément di^ on a

Supposons l'anneau mince et le point P situé près de G, de façon que x., y, .r', y' soient négligeables devant /; a est une quantité du même ordre ; on peut prendre pour valeur approchée de h

car [y — y')' est négligeable ; il faut maintenant calculer cp (r/, h). On a

'■?(«'^) = -r ? hr

I la

2 l -\- x-\-.v' a Le potentiel en P est donc

on a

l + x' l-\-x' b il-{-x-\-x'

comme par hypothèse x et .r' sont petits, on peut écrire approximativement

Il vient ensuite

MASSE ASSULAIRE DE RÉVOLUTIOS 187

ce qui peut s'écrire, avec le degré d'approximation donné

on peut alors écrire aussi

Le potentiel de l'anneau sera donc

2'.'L ch -^ I -, — z L (h -{- I :^(h,

les autres ternies étant négligeables, et les intégrales étant étendues h la surface de la section. Nous allons supposer l'anneau homoffène et nous écrirons 0' = i.

Les deux premiers termes sont des potentiels logarithmiques qui jouent, dans l'attraction des masses planes, le même rôle que le potentiel newtonien dans l'attraction des corps célestes ; les propriétés du potentiel logarithmique dans le plan sont analogues à celles du potentiel newtonien dans l'espace : on démontre, par exemple, que le potentiel logarithmique d'un cercle homogène est le même que si toute sa masse était concentrée au centre.

Si le point P est h la surface d'un tore, h une distance a^ du centre du cercle générateur, il suffit de considérer le potentiel logarithmique en P du cercle de rayon «„ ; sa surface est nal, Son potentiel est donc

-a-^L — ; la première intégrale est par suite

La seconde est la somme de deux autres :

la lia

i88 ANNEAU DE SATURNE

dont la seconde se calcule immédiatement, on trouve pour sa valeur

-y- TMq L ;

la première va se calculer plus tard.

On trouve de même

puisque le centre de gravité est h l'origine des coordonnées. Il reste à calculer

nous allons employer un procédé de calcul dont nous nous sommes déjà servi dans une autre question : supposons que la densité du cercle soit

le potentiel sera

U= / rJch' L —

la densité ne dépendant que de la distance au centre, le potentiel logarithmique du cercle est le même que si toute la masse est concentrée au centre. Cette masse est facile à calculer, c'est :

MASSE AySVLAIRE DE REVOLUTIOS

T air" /•■' >o

Le potentiel est donc, en un point A, situé h une distance a^ du centre du cercle rtj > a^,

Supposons que le cercle C se déplace d'une quantité s parallèlement a Taxe des .r, de façon à occuper la position C^; le potentiel en A sera (fig. 36)

la différence de potentiel sera donc dU

Fig. 36.

Nous allons étudier d'où provient cette différence : en un point de l'intérieur du cercle la densité était p', elle est devenue

Dans la région du cercle C extérieure au cercle C, la densité était nulle, elle est devenue égale à p' qui est petit puisque la densité o' est nulle sur la circonférence du cercle C, et Taire de la région considérée est de l'ordre de s. Il y a encore à considérer l'aire égale à la précédente, intérieure au cercle C et extérieure au cercle C , la variation de densité en sens contraire de la précédente est aussi de l'ordre de s au plus, puisqu'en un point de cette aire la densité p', petite sur le bord du cercle, est devenue nulle.

La variation de potentiel due à ces deux aires est donc néglififeable, et on a

igo ANNEAU DE SATURNE

Or

il vient donc, en supprimant le facteur s,

.'Lii<fa'='^"

L'intégrale que nous voulons calculer est donc, au facteur^ près,

' 1 ^ t)U OU ,

effale a — — ; or - — est la composante de 1 attraction suivant ° ox ox

Ox ; cette attraction est , sa composante suivant O.f est — — .

On a donc

x' -. 8^ , Tzaix I

la /\l a^'

et, si on suppose le point situé sur la surface du tore, c'est-à-dire si l'on a a^ = a^, il vient pour la valeur de l'intégrale

On a donc pour le potentiel en un point de la surface du tore

V == 27zaô L- r.a-L---i-—- rui;,

a^ en négligeant les quantités de l'ordre de —~ .

Section méridienne de l'anneau. — Si l'on appelle M la masse de Saturne, to la vitesse de rotation de l'anneau, une condition nécessaire de l'équilibre est que, à la surface du

tore, la fonction U -] soit une constante, U représentant

le potentiel de l'anneau sur lui-même augmenté du potentiel de

SECTIO.y MÉRlDIE.yyE DE L'ANSE AU 191

Saturne, ce dernier peut être représenté, avec l'approximation employée, par -y- et l'on doit avoir à la surface de l'anneau :

En posant

R^ =r Z^ 4- ilx ; la distance d'un point de la surface au centre du tore est

ce qui, avec l'approximation que l'on cherche, peut s'écrire

d'où enfin on a

La condition d'équilibre peut s'écrire

il faut donc que le coefficient de x soit nul, ce qui donne

, L jr, — h orl = 0 .

4^ lai'

Celte équation donne to", aux quantités du deuxième ordre près.

Comme —j- est aussi petit, on a

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