‹ Figures françaises et littérairesChapitre 15 sur 32 · LE BARON DE CHANTAL · texte numérisé non relu

LE BARON DE CHANTAL

La surprise des voyages, cette surprise qui apportait au regard d'un Stendhal un imprévu et un enchantement perpétuels, ne réside pas seulement dans la beauté des paysages, la cadence de la mer, le mouvement des forêts ; mais encor.e elle emprunte aux vieux mausolées, aux habitations anciennes, à tout le détail des pierres intactes ou brisées de jadis, un rappel du passé, un souvenir de lliistoire. Les annales de la France, ainsi qu'autant de témoins d«s âges, sont inscrites de la sorte à tous les vestiges des naonuments.

Cela est si vrai qu'a peine débarqué, voici quelque temps -dans cette île de Ré, d"* aspect un peu grisâtre et •monotone, aux longs rivages, tout en marais salants, en routes plates et en petits vignobles, je n'avais que deux pas â faire, à l'intérieur de la vénérable église fortifiée de Saint -Martin, pour découvrir dans Tombre d^un pilier et décMffreT aussitôt, sur une pierre toute moderne << réédifiée par les soins de l'oi-dre de la Visitation, des familles alliées de Rabuti-n et Frémycrt; «>, cette iTiscri|)tion qui concentre, qui ramasse en elle, si l'on peut ^re, toute une phase de notre passé Tmlitaire -et Feïi- ^eux, tout un moment ïameux de nos lettres :

Page 1