KiNG et Okby, op. cit
une redingote noire toujours rigoureusement boutonnée.
Un esprit caustique a dit un jour de lui qu'il semblait être « un pasleur protestant travesti en carabinier en bourgeois ». l^a déiiniiion paraît heureuse.
Giolilti est Tun de ceux qu'on nomme « des éplucheurs de bilans ». C'est Tun de ces hommes bourrés de chiffres, vivant de zéros, respirant de signes d'addition et de multiplication, exhalant les balances actives et passives, les chapitres ordinaires et extraordinaires, les différences comptables et non comptables, les fonds de réserve et les obligations 3 et 4 •'/o, par tous les pores !
Gomme couleur politique, c'est un Piémontais, c'està-dire ni libéral, ni réactionnaire, ni gauche, ni droite, dans le sens classique d'une telle détermination...
...S'occupe peu de questions politiques. On dirait qu'il n'en a pas le goût. Cependant cela ne rendra pas les ascensions moins aisées à ce tempérament de montagnard » .
Deux ans plus tard, Crispi tombait. Son ministère fut remplacé par un ministère de droite que présidait le marquis di Rudini. Dans cette combinaison, dont l'esprit était aux antipodes de l'esprit du ministère Crispi, qu'il venait de quitter, Giolitli prit l'Intérieur. Mais en 1891, il se chargeait de provoquer une crise, en se séparant de Rudini sur une question financière. Le 25 mai 1892, il se présentait au Parlement avec un programme libéral.