‹ Figures italiennes d'aujourd'huiChapitre 7 sur 58 · N<» 42 du Livre vert · texte numérisé non relu

N<» 42 du Livre vert

SIDNEY SONNÏKO 17

Nouvelles négociations. Le 8 avril 1915 \ Sonnino s'explique sur les compensations qu'il exige : l*' cession du Trentin avec les frontières de 1811; 2° rectification de frontière jusqu'à l'Isonzo, comportant la cession de Gradisca et Gorizia ; 3° Trieste et les environs érigés en État autonome et indépendant, le port franc ; 4° cession à l'Italie du groupe des îles Cuzzolari, Liss'a comprise; 5° occupation immédiate par l'Italie des territoires cédés ; 6° reconnaissance par l'Autriche de la souveraineté italienne sur Valona, la baie de Sasseno et l'hinterland requis pour leur défense ; 7° désintéressement en Albanie

L'Autriche continue à discuter. Elle ne semble pas éloignée d'accepter, mais repouss'é en tous cas, d'une manière absolue, l'exécution immédiate. Rien n'est plus caractéristique de sa mauvaise foi ; en promettant pour tenir seulement après la guerre finie, elle se réservait un moyen commode de remettre tout en question et de ne faire que ce qui lui plairait selon l'issue de la guerre. Elle avait espéré acheter la neuralité italienne au prix d'une promesse. Et une promesse de l'Autriche, c'était vraiment trop peu ! Sonnino se décida à rompre et il dénonça l'alliance, le 3 mai 1915, par cette communication - qui est une sorte de résumé :

L'alliance entre ritaU<^ et rAutriche-Hongrie s'affirma, dès son origine, comme un élément et une garantie de paix et visa, d'abord, au but prinjcipal de la défense commune. En présence des événements ultérieurs et de la situation nouvelle quien résultait, les gouvernements des deux pays durent se proposer un autre but non moins essentiel, et

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