Paradoxes psychologiques, p
3. Ibid , p. 4o La collection intégrale des articles de M. Nordau dans la Gazette de Voss et dans certaines feuilles sud-américaines fournirait des preuves utiles à ceux d'entre nous qui déplorent le libéralisme excessif de notre hospitalité.
DER DOKTOR BORDAI 167
La raillerie est un peu grosse. Il y a pire, il y a les trivialités. Elles abondent dans le style et le vocabulaire de M. Nordau. Les mots malpropres, les images nauséeuses constituent le principal attrait de ses livres 4. Sa qualité maîtresse est l'incongruité. Peut être forcet-il sa nature. Il appartient à cette espèce de frénétiques, pour qui l'unique moyen d'attirer l'attention et de subjuguer, c'est de stupéfier par toutes les outrances et par le scandale. Ils ignorent la mesure ; voulant être virils et truculents, ils tombent à la goujaterie. Notre penseur apparaît constamment dans un état de surexcitation qui ne trompe pas les hommes de sens et ne les empêche pas de voir quelle médiocrité se dissimule sous ses démonstrations d'énergie frémissante.
Il faut savoir la vertu de la réclame et l'efficacité d'un bluff bien engagé, bien soutenu. Certaines réputations, convenablement truquées et fortifiées, réussissent, parleur tapage même, à se faire généralement respecter. M. ISordau, graphomane prodigue, s'affirme à la fois conteur, critique, anthropologiste, philosophe, elc... Des gens mal avertis pourraient être grandement intimidés par la superbe de ce mage jurant sans cesse par la Science, se disant le plus scrupuleux serviteur de cette Déesse, « le savant laborieux qui ouvre à la sueur de son front les sources de la connaissance » - et « qui se tient soigneusement sur le terrain de la conception scientifique du monde 3 », celui dont les livres ont toujours les carac-