Dégénérescence, I, p
2. Schopenhauer détestait les Juifs à un point extraordinaire. 11 professait même une sorte de culte pour Nabuchodonosor, leur oppresseur. « Le bon Dieu, disait-il avec un rire méphistophélique, le bon Dieu, prévoyant que son peuple choisi serait dispersé dans le monde entier, donna à tous ses membres une odeur spécifique qui leur permît de se reconnaître et de se retrouver partout : c'est le fœtor judaïcus. » (Cité par Bourdeau, Arthur Schopenhauer, p. 223.)
3. Richard Wagner avait signalé «le péril juif » dans sa brochure Le Judaïsme dans la musique. « Le Juif, disait-il, est Juif sous tous les climats. Réaliste endurci et improductif de nature, il exploite les créations des autres peuples. C'est « le démon incarné et triomphant de la dégénérescence de l'humanité ». La première condition pour que celle-ci se régénère, c'est qu'elle rejette le joug juif.
« Les hostilités incroyables auxquelles j'ai été en butte jusqu'aujourd'hui de la part de tous les journaux d'Europe ne sont compréhensibles qu'à celui qui a été témoin de l'éclatement provoqué par ma publication et qui sait que la presse européenne est presque exclusivement entre les mains des Juifs. » (Richard Wagner poète et penseur, par H. Lichtenberger, p. 399-407). Cf. Rich. Wagner, Ma vie. III, p. 3o.
4 Dégénérescence, I, p. 44- « A peine est-il besoin de faire remarquer que l'exagération réellement frénétique de ces injures enlève toute portée aux rares critiques raisonnables parfois énoncées par M. ÏS'ordau. » (Willy, Revue hebdomadaire, 9 décembre 1893.!
l8o FIGURES JUIVES
dépeint comme un maniaque suprêmement malpropre. Ses poèmes sont une pestilence et «ont en eux de l'odeur de la charogne l ».
Les essais anthropologiques de Lombroso étaient des fantaisies sans solidité, mais par certains côtés amusantes. Son congénère allemand reprend cette camelote2 et, pour lui donner un air de nouveauté, la peinturlure, l'illustre de caricatures sales. Ce qu'il nous offre, son œuvre maîtresse, nous dit- on, tient à la fois de l'épaisse satire et du traité de physiologie interlope 3. On y voit, dans une exposition burlesque, Mahomet voisiner avec Willy et Tolstoï, sainte Thérèse d'autre part, avec les couturiers de la rue de la Paix, Louis II de Bavière avec Zola 4 et les titis des Batignolles.
Avait- il bien besoin de citer expressément tel et tel ? Étant donnée la multitude des caractères qu'il assure être les stigmates de la dégénérescence, logiquement une bonne partie de l'humanité devrait être inscrite sur les contrôles des légions condamnées.
D'abord, en bloc, tous les chrétiens, nous l'avons dit, et avec eux les Musulmans, farouches antisémites ; puis les nations latines, peuples émotionnels, « soumis à leurs états demi-conscients », ensuite les Russes, les Chinois et ceux des Celtes qui, tel notre Clemenceau, présentent « une physionomie mongoloïde avec les pommettes saillantes 5 ». Détraqués en particulier les gens tristes et les gens gais, les hypocondriaques et les amis de la gaudriole, les misanthropes taciturnes et les
i. Dégénérescence, II, p. 367.
2. Il s'est inspiré de ses théories, principalement dans sa Psychophysiologie du génie et du talent.
3. Il croit devoir s'excuser du ton de certains chapitres etdes malpropretés un peu trop précises de son style. « Dans un livre sur la dégénérescence, il n'est pas possible d'éviter complètement l'érotisme. » (Dégénérescence, t. I, p. 323, note).
4. Dégénérescence fut écrit avant la reprise de l'Affaire Dreyfus. >iordau disait alors de Zola : « Il est atteint de coprolalie ». Il raillait sa « poésie fangeuse » et ses « disciples en vidange ».
Dégénérescence, I, p. 21 4.
DER DOKTOR \OHDAl
brillants causeurs, les auteurs trop féconds et les impuissants l, les égoïstes vaniteux et les apôtres de charité voués sans mesure à la bienfaisance, enfin les esclaves de la mode et les originaux, les artistes, tous les artistes, mais, plus que les autres, les musiciens. Ceux-ci sont des fous dangereux -, les collectionneurs aussi.
Notons que ce traité delà déchéance humaine, loin d'être utile à la gloire d'Israël, la desservirait plutôt. Bien que M. Nordau se soit gardé soigneusement de mêler aucun des siens à la foule des imbéciles et des hallucinés, bien qu'il ait même présenté les choses de manière à faire croire que leur communauté demeure entière parmi l'élite saine d'organisme et de pensée, il apparaît que plus d'une des marques fâcheuses qu'il nous définit, compose le type israélite. Nous retiendrons par exemple son observation sur les imperfections de l'oreille chez certains anormaux, de l'oreille «qui. dit-il. frappe par sa grandeur informe ou s'écarte de la tète en guise d'anse 3». Aventurez-vous dans une synagogue à l'occasion de quelque cérémonie, vous constaterez chez beaucoup de fidèles cette défectuosité.
Mais il v a un signe plus sérieux, plus probant et aussi plus répandu, c'est la névrose, le mal de cette vieille race, affinée jusqu'à l'épuisement par les siècles, par sa reproduction perpétuelle sur elle-même. Son excessive impressionnabilité la rend apte à la compréhension, à la jouissance, à l'exercice des arts, surtout de celui où s'accuse souverainement la délicatesse des sens. à savoir la musique. Chacun sait eu quelle proportion les individus de sang hébreu se rencontrent parmi la multitude des compositeurs j et des exécutants.
i. Jean Moréas est un dégénéré, parce qu'à 36 ans il n'avait produit que trois minces recueils de vers. (Dégénérescence, I, p. a33.)
2. « Je les abandonne aux aliénistes » i Psychophysiologie du génie, p. 90.)