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Dégénérescence, I, p

\. Citons Hérold, Adam, Mendelssohn, Meverbeer, Rubin^tcin, Offenbach. Halévv, etc.

ï8a FIGURES JUIVES

Cette excitabilité { centuple en même temps la puissance de volupté, de haine, parfois aussi prédispose aux défiances ombrageuses, à 1 idée fixe de tracasseries, d'embûches, d'inimitiés menaçantes*.

Nous offusquerions peut-être M. Nordau en affirmant qu'il nous semble lui-même un sujet intéressant pour les spécialistes. Son irritabilité perpétuelle, sa mégalomanie, sa tendance trop accusée à s'occuper du sadisme et, sous prétexte d'étudier ce qu'il appelle un processus psychique hystérique, h s'attarderdans certaines discussions scabreuses, ces caractéristiques et plusieurs autres dénoncent assez le dérangement et le cas pathologique. De même que Heine, il sent frétiller en lui l'animal impur, dès qu'il regarde une Madone de Raphaël 2. D'autre part, les phobies ne le harcèlent pas moins que le malheureux poète du Buch der Lieder. Si on l'en croit, de petites pelotes de soie s'agitant sur le bord d'un mantelet de femme suffisent pour l'exaspérer et le mettre en fuite 3. 11 a, lui aussi, des hallucinations. Une soirée dans le monde israélite lui procure des impressions affreuses. Il croit contempler un désert, avec quelques « chameaux desséchés et des jappements lointains de chacals, des ténèbres rayées de quelques phosphorescences répugnantes de putréfaction4 ». Fêtes de charité, vernissages, premières ne sont pour lui que tohus-bohus ma-

i. On en trouve des exemples dans la manière des critiques Blum et Nozière. dans celle des auteurs dramatiques Bernstein, Porto- Riche. Cf. Nordau (Dégénér., I, p 36) : < Il (le dégénéré] rit jusqu'aux larmes ou pleure abondamment pour une excitation disproportionnément faible ; un vers ou une ligne en prose ordinaire lui fait passer le frisson dans le dos ; des statues et des tableaux indifférents le plongent dans le ravissement, et la musique tout particulièrement, même insipide et de peu de mérite, provoque chez lui la plus violente émotion. Il est très fier d'être un instrument qui vibre si fortement et il se vante de sentir tout son être intérieur ravagé, toute son âme résolue, et d'éprouver jusqu'au bout des doigts la volupté du beau. »

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