‹ Figures juivesChapitre 74 sur 79 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

JOSEPH REINACH igi

Boulanger. Tout semblait promettre un grave bouleversement. Reinach en oubliait sa propre élection, réalisée bien loin, dans les Hautes-Alpes, grâce à la supercherie d'un programme « patriote » .

Hier, gémissait-il, nous étions quatre millions de républicains dans le pavs ; combien sommes-nous aujourd'hui ? Hier à Paris, au 4 octobre 1880, même après la mort de Gambetta. même après les Langson.nous étions 4oo 000. Combien sommes-nous aujourd bui, Monsieur Clemenceau, après dix mois de gouvernement radical ?... A arus. Yarus, rends-nous nos légions ■ !

Dénué de toute vergogne, constamment prêt à se produire, n'avait-il pas osé prendre l'initiative de réclamer l'enquête et l'application des justes lois 2 ? Quel soulagement pour lui, quelle félicité le jour où, contre toute attente, celui qu'adoraient tant de braves gens, leur sauveur, leur héros, se dérobant aux obligations que lui créaient ce dévouement et cette confiance, sourd enfin aux conseils de l'honneur, décampa devant l'imminence de l'incarcération qui pouvait briser sa liaison amoureuse !

La faillite du chef rompit la coalition qu'il maintenait par son prestige et déconcerta jusqu'à ses fidèles les plus résolus. C'était miracle que l'accord des bonapartistes avec Henri Rochefort et celui des catholiques avec Naquet. Quand cette union factice se fut désagrégée, les sectes et l'ennemi intérieur n'ayant plus rien à craindre, se livrèrent avec une vigueur nouvelle à l'œuvre de destruction.

Joseph Reinach parmi la bande parasitaire faisait figure déconseiller, d'inspirateur, de maître. Il avait sur

Page 1