‹ Figures littérairesChapitre 20 sur 48 · LE DOCTEUR GUSTAVE LE BON · texte numérisé non relu

LE DOCTEUR GUSTAVE LE BON

On disait, de leur vivant même, Pasteur, Duclaux

tout court On ditD'-Le Bon; on dit aussi I) Durand

Dr Dupont.... Et certes il n'est pas prouvé que Gui

lave Le Bon ait rendu a la science les services d'ut

Pasteur, d'un Duclaux; mais il n'est personne qui 1

confonde avec le praticien du coin. Ce paradoxa

médecin a touche à tout: il a tout approfondi, saul

je pense — encore ne saurait-on en être sûr — 1

médecine, qu'il parait avoir négligée de bonne heure

voici étalés sur ma table une imposante série cl

volumes : archéologie, histoire, pédagogie, psyclu

logie, sociologie, équitation, voyages, colonisa .1.101

physique, — faut-il dire métaphysique, alchimieE

Par quelle modestie l'auteur de tant de travaux, et

divers, demeure-t-il le V* Le Bon? En serait -il d.

médecins comme des rédacteurs crime pompeu:

Revue que Barbey d'Aurevilly quai i fi ail de «co*im

çons de la littérature? » Nos bons docteurs porte*

LU DOCï'EUH GUSTA.VE 1.I-: BON ]|7

ils leur maison sur leur dos? la trainent-ils partout en sorte ,,u ils ne sont jamais que les représentants île la l'acuité?

De quel prestige peusént-ils nous étonner? Entendent-ils nous signifier qu'un privilège officiel leur attribue des lumières spéciales en archéologie, en histone, en sociologie, voire en métaphysique et eu pbilosoplue? Ce serait en vérité tant pis pour eux : le public averh se gausserait : quant a la foule I ne l'oublions pas. la malice populaire soupçonne la plupart des médecins de professe,- une philosophie «" l'eu courte, e( pour tout dire parente éloignée 'mvée - de celle ,1e M. Homais : la foule nCurait •as confiance.

Les nié lecins de nos jours se répandent sur les ■'ennns des sciences nouvelles: ils envahissent la •'••"' ' «mie - dont nul ne défend l'accès - des ;''l"vs : vont-ils, nouveaux Guiilote, se pavaner le Pare d une prétentieuse enseigne? Serons-nous apes de l artifice? Tolérerons-nous la contagion de ■ *< mple? Garons-nous du pédantisme.

Nous nous souvenons d'avoir estimé les vers de "■"' Lahorbien avant qu'il n'exhibât l'estampille de » maîtres danatomie : les romans de Ghéon nous •Inguèrent en un temps ou nous ignorions sa quale d ex-carabin. Apres tout, ,1 nous sereithien 1 i',",'']";1 1«e l'auteur ,1e. la Piyclwlogi* de» fiouk» '""«'< de, Forces tînt a demeurer 1,

,","' " "0U8 ne saisissions là un lDai, -en,, ,|,. UN(. uuance quagi impereeptibleji Umt

1 ^'t've, de sa physionomie et- de son c/,mc-

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