Éthique, IV, 52, et Appendice, 4, etc
de jouir de la vie raisonnable, ce sont les seules que j'appelle mauvaises ^ »
Et. appliquant ces principes aux produits de l'esprit humain, il ajoute :
« Je veux ramener toutes les sciences à une seule fin. à un but unique, qui est do nous conduire à cette souveraine perfection de la nature humaine dont nous avons parlé, en sorte que tout ce qui . dans les sciences , n'est pas capable de nous faire avancer vers notre but doit être rejeté comme inutile ^ »
Eh bien . si vous étudiez la littérature à la lumière de ces maximes, ne ferez-vous nulle différence entre le penseur qui vit dans le culte du vrai et l'artiste qui ne cherche que la beauté ou la curiosité de la forme? entre le philosophe qui travaille au progrès de la sagesse et le poète qui chante ses passions? Pour demeurer fidèle à votre maître, il faudrait maintenir partout sa distinction capitale entre les idées adéquates (raison) et les idées inadéquates (passions, appétits, images); il faudrait répéter avec