LE « TOMBEAU )) DE « FIFINE
Un brin de sucre, un peu de mie Suffisaient à votre appétit ; Vous étiez, selon qu'il est dit, Vous étiez, ma petite Amie^ Fi fine.
Avec votre vif petit œil
Tel, un petit rubis
Mobile,
Vous aviez Vair d'un écureuil
Un écureuil mignon
Des villes.
Donc, vous ne viendrez plus le soir Auprès de ma lampe qui fume Ronger mon cahier de devoirs Ou le bout de mon porte- plume.
Vous ne ferez plus V exercice Avec un fragment d'allumette Et je n'entendrai plus jamais Fi fine courir par la pièce.
Je crois qu^au long de V existence Je fuirai toujours ceux que faimt Car, vous le voyez par vous-même, Vrai, je ne leur porte pas chance.
O chère petite « saleté »,
Si j^ avais pu, je vous aurais
Construit un petit mausolée.
Adieu Fifine: si vous êtes Dans le grand paradis des Bêtes Vous voyez ma peine secrète, Et puis combien je vous regrette Et combien je suis désolé.