‹ FilmsChapitre 20 sur 48 · VALENTINE DE SAINT-POINT · texte numérisé non relu

VALENTINE DE SAINT-POINT

— Ce sont les titres de ma vie, reprit l'héroïne. Et elle se mit à danser, frénétique, la danse

de l'exaltation. Elle avait des cheveux magnifiques gonflés de vent ; ses narines palpitaient ; ses yeux sous l'empire des rythmes successifs se dilataient ou cherchaient à s'épanouir ; sa bouche vorace avait l'air de mordre le poème ardent qu'elle reprenait :

Prêtresse d'Artemis, je suis une promesse Qui ne mûrira pas....

J'évoquais Messaline et je songeais à Lucrèce Borgia.

La mort et l'amour m'apparurent. La robe verte était diabolique et lançait des flammes.

Comme une gueule affamée, j'avais de plus en plus béant, devant mes yeux, le cœur que j'avais ouvert.

— ISe me dévore pas! m'écriai-je.

Et je saisis la clef d'or du tabernacle que je refermais.

Madame Valentine de Saint-Point, majestueuse, s'égara dans l'harmonie du salon parisien...

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