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IV PRÉFACE

tives, ces eaux fortes en retrait, ces burins fouillés et qui retiennent J Libre à toi J On suspendra, comme le disait (ou à peu près) M. de Lamartine, l'envol de ces feuilles, de ces traits, de cette critique, de cette bénédiction. Et, surtout, on te cherchera toimême dans ces gens que tu juges pour te fuir et auxquels, en bien ou en mal, tu donnes un peu ou beaucoup de toi-même.., »

Mais que fais-je, Seigneur ? Je vais m1 étendre et disserter au seuil de ce livre bref et dur qu'on se doit d'effeuiller tout de suite, lentement, pieusement, de ce livre de silhouettes croquées au sel, de ces âmes confessées à la houzarde, de cet ouvrage de psychologie, d'humanité, de courage et de prescience !.. Au temps 7

Filins de trônes et de tréteaux, de limbes et de Parlements, de fatalité ou de futilité, pour défiler !.. par la droite... arche !..

Ernest La Jeunesse.

SAKAH BEBNHAKDT

S'il lui arrivait de ne pas mourir en scène, elle manquerait au couronnement de sa vie. On ne peut pas plus qu'elle forcer ce dénouement. Elle est tout le théâtre, elle en a le goût, la passion, la volupté, le vice. Elle est accrochée à lui, éperdûment, comme à une épave dorée. Plus sa vie s'échappe, plus elle se crispe. Il semble qu'elle veuille épuiser l'atmosphère dramatique pour ne laisser après elle que le fantôme de la tragédie.

Elle est une ombre surhumaine et prodigieuse qui se farde pour ne pas effrayer. Elle danse comme à un dernier carnaval, désespérément...

Elle a son médecin et son cercueil qui la suivent. Que sera-t-elle à son suprême soir : Phèdre, Jeanne d'Arc, Marguerite Gautier ou la Samaritaine ? Paraîtra-t-elle déguisée en sainte ou en courtisane devant Dieu ?

Begardez-la ? On vient de la piquer encore pour lui donner la force de s'agiter et d'être sublime! Eegardez comme ses bras battent Pair, comme sa boucbe est crispée !

Que dit-elle ? On n'entend plus que ses yeux...

E r olle a des fleurs dans sa loge ! Elle a dû dépenser plus d'un million de fleurs dans sa vie.

Taisez-vous î elle dort... elle va dormir...

Non, ses yeux sont ouverts ; elle regarde encore ses rôles.

Est-ce de la pitié ou de l'angoisse que contient son regard 1

Pleure-t-elle d'abandonner ou de ce qu'on l'abandonne ?

Elle essaye de sourire douloureusement ; elle doit se sentir vaincue...

Pauvre femme ! Pauvre grande femme !

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